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Atarrabi et Mikelats – Voyage dans la mythologie basque

Atarrabi et Mikelats : La déesse Mari confie au Diable ses deux fils, nés d’un père mortel, pour leur éducation. Lorsqu’ils atteignent leur majorité, l’un, Mikelats, décide de rester auprès du maître, tandis que l’autre, Atarrabi, s’enfuit.   

Atarrabi et Mikelats

Note : 3 sur 5.

C’est une réalisation du Français Eugène Green. Pour écrire le scénario, il s’est inspiré d’un mythe Basque. D’ailleurs, tout le film va se dérouler dans cette langue régionale.  

Il est l’un des films les plus méconnus la semaine, mais n’en reste pas moins l’un plus atypique avec un résultat pas mal. 

Deux frères que tout oppose

Toute sa force va devenir du message qu’il transporte. Le réalisateur va donc partir de cette mythologie basque pour nous offrir un drame fantastique plein de bon sens. C’est cet aspect que j’ai véritablement apprécié. Alors certes au final la base ne va pas être bien originale avec un affrontement entre le bien et le mal, mais c’est plutôt le traitement qui sort du lot. Déjà car cela se voit que Eugène Green fait avec les moyens du bord, et je tire mon chapeau car ça ne doit pas forcément être évident. Ensuite car Atarrabi et Mikelats va se détacher dans ses dialogues. 

En effet, on ressent une certaine poésie dans ces échanges sur les notions du bien et du mal. J’ai apprécié aussi que ce ne soit pas balancé comme un pavé dans la mare. Les dialogues vont avoir parfois des élans de poésie philosophique. Plusieurs passages m’ont marqué. Il y aura aussi des réflexions plus d’ordre religieux. Cela se marie donc bien avec cette thématique du bien contre le mal. La profondeur marche, et si on se laisse porter, cela peut être un voyage instructif. D’autant plus que le fait que ces deux personnages soient des frères donne une dimension particulière. Ils sont issus de la même mère mais on prit des directions opposées.   

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L’un va vers Dieu et l’autre vers le Diable

Malheureusement, ce n’est pas forcément si facile de rentrer dedans. Alors certes, la forme ne va pas tomber dans des métaphores exagérées ne faisant plaisir qu’à un public niche. Ici le problème vient plus du rythme. Ce film est lent à de nombreuses reprises, et pour ne rien arranger, la bande originale est un peu absente. On ne va pas compter les moments de silence un peu gênants. C’est d’autant plus frustrant qu’une fois la musique partie, on sent nettement la différence en positif. 

Je n’ai pas été fan aussi de la direction des acteurs. J’ai entendu dire que c’était la pâte de ce réalisateur alors dommage qu’il n’est pas changé de méthode cette fois-ci. Les acteurs vont réciter leur texte de manière très neutre. Cela renvoi une sensation étrange car c’est très inhabituel au cinéma. De plus, je ne trouvais pas cela adapté au contexte. Nous sommes dans un récit où on va voir la notion du bien et du mal, se croiser et s’affronter, alors il aurait été préférable selon moi de mettre du caractère dans l’intonation. On aurait pu ressentir véritablement les émotions liées aux valeurs morales de chacun alors que là c’est juste plat.  

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