Incroyable mais vrai – Quentin Dupieux détruit la société du paraitre de façon simple basique

Incroyable mais vrai : Alain et Marie emménagent dans un pavillon. Une trappe située dans la cave va bouleverser leur existence.

Incroyable mais vrai | Diaphana Distribution
Incroyable mais vrai | Diaphana Distribution


Incroyable mais vrai

Note : 4 sur 5.

C’est une réalisation de l’atypique Quentin Dupieux, un an après Mandibules. Il en a aussi écrit le scénario.  Cette comédie française est sortie le 15 juin 2022 en salle.

Un contexte étrange en un temps record

Quentin Dupieux est sûrement l’un des réalisateurs les plus originaux du paysage cinématographique français. C’est donc tout à fait naturel qu’à chacune de ses réalisations, le public soit au rendez-vous. Encore une fois, il va nous sortir une comédie qui a son style. Elle est plantée dans un contexte étrange, tout en ayant une durée courte, comme ses précédents films. En effet Incroyable mais vrai ne fera que 1 heure 14 minutes.   

On sent que Quentin Dupieux nous met seulement ce qui est essentiel de manière efficace. Le récit est direct et efficace. Malgré l’intrigue mystérieuse, celle-ci ne traîne pas en longueur et interloque rapidement le spectateur. Ensuite, contrairement, à d’autres films où il y a des dialogues à rallonge pour que l’histoire avance, ici Quentin Dupieux va utiliser une autre méthode. Pendant plusieurs minutes, il y a un enchaînement d’événements avec en fond une musique entraînante, nous amusant tout en résolvant beaucoup d’intrigues. Une méthode pas courante, mais qui fonctionne.   

Incroyable mais vrai | Diaphana Distribution
Incroyable mais vrai | Diaphana Distribution

Un casting qui fonctionne bien ensemble

Bien entendu, Incroyable mais vrai n’oublie pas de nous faire rire. Chaque moment est utilisé à bon escient afin de provoquer l’amusement du spectateur. C’est simple, on ne voit pas le temps passer. On retrouve un Alain Chabat de gala qui par son phrasé régal, tout en faisant des références à ses grands classiques. Autour de lui, la qualité va être au rendez-vous avec notamment un grand Benoît Magimel, mais aussi une Léa Drucker incisive. Anaïs Demoustier va compléter ce casting comme la cerise sur le gâteau. Chaque scène est un plaisir à voir.   

Il ne faut pas oublier que ce film contient aussi un message de fond fort. À travers ce trou temporel aux capacités extraordinaires, il y aura une vraie critique sociétale. Un monde où l’apparence compte plus que le fond. Cela en devient même une obsession. Le désir de supériorité se retrouve aussi dans le personnage de Benoît Magimel, et son fameux engin. Un symbole aussi incongru que pertinent. La société du paraître en prend donc un coup.   

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