Festival La Rochelle Cinéma (fema) – Journal de bord – Jour 9

Chers lecteurs, chères lectrices, continuons notre plongée au cœur du fema pour sa 52° édition, au travers de ce neuvième jour, où je n’ai vu que de bons films ; et ça, ça fait plaisir.

Une forte affluence

Ce matin, je me suis levé tôt afin d’obtenir le graal, à savoir une de ces fameuses contremarques, dont je vous parle tant. J’ai pu ainsi aller l’esprit léger à une séance en avant-première, celle de L’histoire de Souleymane à 17h00 (cf photo ci-dessus).

Bien que je sois arrivé avant 9 heures du matin, moi qui en vérité espérait en avoir pour deux séances et non une seule, n’en ai bien eu qu’une. Mais cela m’a permis de revoir mon programme et de changer mon fusil d’épaule pour la séance de 14 heures.

Comme vous pouvez le voir, il y a un monde fou pour les contremarques et ça ne désemplit pas des heures durant le matin. C’est franchement impressionnant lorsque vous arrivez le matin sur le vieux port.

Une matinée dansante

Je me suis rendu à ma première séance de la journée, qui commençait à 9h45, donc il ne m’a pas fallu tarder après avoir obtenu ma précieuse contremarque. Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, il s’agit du film Prologues de Lloyd Bacon & Busby Berkeley.

C’est un film se déroulant à Broadway, alors que les films muets laissent place aux films parlants et que le music hall est en train de s’éteindre petit à petit. C’est alors qu’un jeune homme travaillant dans le music hall à l’idée de proposer des prologues qui partiraient en tournée des différents cinéma pour faire la publicité des autres films.

Banco, ça marche ! C’est une histoire qui s’inspire peu ou prou de l’histoire d’un des réalisateurs du film, et afin de mener ce projet à bon port, ils ont réussis à obtenir de la Warner d’avoir un sacré budget, ce qui a permit notamment de construire une piscine et d’autres décors absolument somptueux.

Les chorégraphies, costumes et la mise en scène sont également de qualités, avec une photographie qui magnifie l’ensemble. Côté casting on retrouve l’extraordinaire James Cagney (c’est également un peu sa faute si je me suis levé aux aurores pour voir ce film), et il est accompagné par des acteurs de talent, ainsi que des danseurs, chanteurs qui donnent à ce film une autre dimension.

Bref, vous l’aurez compris, ça commence très fort aujourd’hui ! De plus, la séance s’est poursuivi par un échange (cf photo ci-dessous) avec Séverine Danflous (écrivaine, critique) et Pierre-Julien Marest (éditeur, critique). C’était fort intéressant et il me semble que cela a été filmé, donc n’hésitez pas à retrouver ce qui s’y est dit sur le site du festival.

Petite piqûre de rappel

Après un savoureux déjeuner, je me rend à ma prochaine séance, il s’agit d’un film avec Natalie Wood, d’Elia Kazan, La Fièvre dans le sang. Il se trouve que j’avais déjà vu le film au festival lors de sa 38ème édition en 2010, mais je dois avouer que j’en avais gardé que très peu de souvenirs.

C’est pourquoi j’étais content d’avoir l’occasion de le revoir et ce présenté par Antoine Sire (L’Avant-Scène Cinéma) comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

En festival il faut savoir faire des choix

Après le revisionnage de ce classique, je profite de ma contremarque afin de gagner du temps, pour voir L’histoire de Souleymane en présence de Boris Lojkine (réalisateur), Delphine Agut (scénariste). La séance a été suivie d’une rencontre animée par Thierry Méranger (critique), grand habitué du festival.

Si j’ai décidé de voir ce film plutôt qu’un des rares Martin Scorsese que je n’ai toujours pas vu, Le Temps de l’innocence, c’est parce que j’ai entendu parler du film de Boris Lojkine dans l’émission de Pierre Lescure, Beau Geste.

Je ne regrette absolument pas mon choix, car une fois encore l’échange qui a suivi était passionnant. Surtout que sans le vouloir le film se trouve être plus politique qu’il ne l’était lors du tournage au vu de la tournure des choses de ces dernières semaines.

Pour vous la faire courte ça parle d’immigration, d’obtenir la nationalité par le travail et dans quelles conditions ces personnes se retrouvent sur le sol français. C’est très réaliste, dur par moments, émouvant et révoltant. Un film à ne surtout pas rater à sa sortie le 9 octobre 2024.

Encore et toujours du muet

Enfin, une fois n’est pas coutume, je termine cette journée par un film muet, Salomé de Charles Bryant, du moins officiellement, puisqu’il ne s’agirait que d’un prête nom pour l’actrice/scénariste/réalisatrice Alla Nazimova.

Cette dernière à le rôle titre malgré ses plus de 40 ans à l’époque, alors que vous n’êtes pas sans savoir que le rôle de Salomé est réservé à des jeunes femmes, voire jeunes filles. C’est là que l’on constate tout le soin apporté par le directeur de la photographie, afin que le maquillage fasse illusion le plus possible, mais cela passe aussi par le jeu de la comédienne qui fait parfaitement les jeunes premières.

Les décors et costumes sont somptueux, même s’il y en a assez peu finalement, vu que tout se déroule sur une courte partie du mythe, qui s’étire un peu longuement je dois bien l’avouer. Pour cette adaptation, ils se sont basés sur la pièce d’Oscar Wilde.

Comme à son habitude, le film était en ciné-concert, avec Émile Sornin au piano, accompagné par Arnaud Seche à la flute traversière et Maxime Daoud à la guitare et aux synthétiseurs. Originaire de La Rochelle, Émile Sornin est un compositeur multi-instrumentiste, il a à son actif plusieurs albums et participation à la composition de bandes originales (c’est d’ailleurs lui qui s’est occupé de la musique de la bande annonce du festival pour cette édition).

Leur travail est assez expérimental, avec des sonorités très atypiques, loin des standards du muet. Si cela fonctionnait assez bien par moments, ce n’était pas toujours le cas et que par moment, ce n’était que de la musique de fond, sans grand rapport avec ce qu’il se passait à l’image. Dommage, car au début je trouvais ça original.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, on arrive dans la dernière ligne droite, il ne me reste qu’un film de 7h12 à voir demain, un muet pour changer.

Sur ce, à demain et encore merci de m’avoir lu.

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