Canadien Cinéma Drame

Nadia, Butterfly – Tourner la page du sport professionnel à 23 ans

A 23 ans, Nadia prend la décision controversée de se retirer de la natation professionnelle et de s’affranchir d’une vie de sacrifices. Après une dernière course, les excès cachés du Village olympique offriront à Nadia un premier souffle de liberté.   

Nadia, Butterfly

Note : 3 sur 5.

C’est une réalisation du Canadien Pascal Plante. Le film a reçu le Label « Les nouveaux venus » au Festival de Cannes 2020. 

Deuxième film Québécois en deux jours, et cette fois-ci ce ne fu pas un coup de cœur. Sans le trouver mauvais, je dois dire qu’il était “juste” pas mal. 

Un sport égoïste

Coïncidence du calendrier, Nadia, Butterfly était sorti en plein milieu des Jeux Olympiques. Dans le film on sera d’ailleurs en plein cœur de Tokyo 2020. On voit tout de même le côté fiction car les tribunes sont remplies. Après, on ne va pas ressentir cette ambiance de compétition car tout va être concentré sur le début. Le but de ce drame n’est pas de nous faire vivre la pression olympique, mais plutôt l’état d’esprit de cette nageuse de 23 ans voulant tourner la page du sport professionnel. 

On va donc s’intéresser à cette jeune Nadia et sa décision cruciale d’arrêter la natation. Alors que cet axe avait un énorme potentiel, je ne l’ai pas trouvé très bien exploité. En effet, à part les 2 minutes d’introduction, on n’a aucun recul sur son historique. Alors on se rend compte que la natation a une place prépondérante dans sa vie, mais difficile de visualiser à quel point. Est-ce qu’elle a un avenir en dehors de ça ? Est-ce que sa passion existe toujours ? On se pose logiquement plein de questions pour bien comprendre l’impact de cet acte.  Le côté empathique manque grandement, empêchant la partie émotion de naitre réellement. 

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Pour une victoire d’équipe

L’actrice Katerine Savard est pourtant assez convaincante. Son passé l’aide à avoir une certaine authenticité dans son rôle. En effet, dans la vraie vie, elle a eu une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Rio 2016 dans le relais 4 x 200 m nage libre. Une ressemblance troublante avec le film. Elle n’est cependant pas la seule actrice du casting à être anciennement nageuse professionnelle à l’image d’Ariane Mainville, Hilary Caldwell et Cailin McMurray. 

Sa bonne prestation arrive tout de même à rendre l’axe de sa réflexion un minimum prenant. On se prend à essayer de comprendre ce qu’il y a dans sa tête. L’histoire va tout de même un peu trainer en longueur. Tout se passe dans l’après course Olympique et on n’a pas l’impression que la situation évolue réellement. Dommage car cette sensation de surplace va rendre la fin du film un peu ennuyante. C’est sur le final qu’on se rend compte que le manque d’attachement avec Nadia est handicapant. 

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