Crescendo – La musique pour adoucir le conflit israélo-palestinien

Crescendo : Eduard Sporck, chef d’orchestre de renommée mondiale, accepte de fonder un orchestre de jeunes israélo-palestiniens. Il est rapidement confronté à des jeunes musiciens qui ont grandi dans un état de guerre et de répression… et loin d’être en harmonie. Les deux meilleurs violonistes, Layla, la palestinienne émancipée, et le beau israélien Ron, se méfient profondément l’un de l’autre. Sporck réussira-t-il à relever le défi ?   

Crescendo | Bodega Films
Crescendo | Bodega Films


Crescendo

Note : 4 sur 5.

C’est une réalisation de Dror Zahavi. Il s’inspire de l’histoire de Daniel Barenboim, pianiste et chef d’orchestre israélo-argentin et fondateur du West-Eastern Divan Orchestra. Le scénario a été écrit par Johannes Rotter. Cette drame allemand est sortie le 6 juillet 2022 en salle.

Inspiré d’une histoire vraie

Le conflit Palestine/Israël dure depuis la création de l’État hébreu en 1948. De nombreux films ont abordé cette thématique de manière plus ou moins réussite. Il n’est, en effet, pas facile de la porter. En revanche, la volonté de faire un pas vers la paix est toujours appréciable quand elle passe par le septième art.  

Cette fois, cela va prendre la voie de la musique pour guérir les mœurs. Devant préparer un concert pour la paix, Palestiniens et Israéliens vont devoir avancer dans le même sens. Malheureusement, la sonorité culturelle des deux pays n’est pas du tout mise en avant. Cela aurait pu être un véritable plus. Cette fois-ci, nous allons donc nous contenter de musique classique. On prend tout de même un plaisir auditif, car les artistes sont vraiment bons. La beauté de l’œuvre fait qu’on oublie qui joue. On se rend compte alors qu’avec la musique, les barrières s’effondrent. 

Crescendo | Bodega Films
Crescendo | Bodega Films

Des scènes éprouvantes

À partir de ce moment-là, on peut donc dire que Crescendo tape juste dans sa vision des choses. Alors certes, il y aura quelques imperfections, mais on aime l’histoire qui est portée. Il y a des vérités qui sont dites et qu’on ne peut pas nier comme le fait que les musiciens Palestiniens sont bloqués au checkpoint. Pour autant, la réalisation n’oublie pas de montrer le point de vue des civils israéliens et leur peur de ce qui peut arriver en sortant de chez eux. Finalement, on se rend compte que ce conflit ne fait que des victimes parmi les habitants. On aurait aimé un peu plus de recul géopolitique. Ce drame reste sur trop dans l’émotion. 

La construction des personnages est assez standard. On aura les profils attendus entre le Palestinien revendicateur, l’Israélien agressif ou encore ceux plus modéré. Les acteurs plus mis en avant, comme Sabrina Amali, Mehdi Meskar et Daniel Donskoy, jouent bien et nous permettent de ressentir ce récit. Peter Simonischek est impeccable pour tout chaperonner.   

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