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Les Sorcières d’Akelarre – L’inquisition aveugle Espagnole

Les Sorcières d’Akelarre : Pays basque, 1609. Six jeunes femmes sont arrêtées et accusées d’avoir participé à une cérémonie diabolique, le Sabbat. Quoi qu’elles disent, quoi qu’elles fassent, elles seront considérées comme des sorcières.  

Les Sorcières d’Akelarre

Note : 3.5 sur 5.

C’est une réalisation de l’Argentin Pablo Agüero qui a repris les écrits anciens du magistrat Français Pierre de Lancre. Il a écrit le scénario avec Katell Guillou.  Les Sorcières d’Akelarre a été primé 5 fois au Goya (meilleure musique originale, meilleure direction artistique, meilleurs costumes, meilleurs maquillages et coiffures et meilleurs effets visuels)

Une curiosité ce bon drame historique sur la chasse aux sorcières surtout que pour une fois, il n’y en a pas dans le film.  

Les hommes ont peur

Ce thème de l’inquisition m’a beaucoup plu. On voit comment l’église procédait au 17ème Siècle. C’est tout de même effarant avec le recul. Dire qu’il y a 400 ans, une femme pouvait être brulée car elle aimait danser. Ce film arrive à bien accentuer sur cette folie humaine sous couverture de religion. 

Le personnage de Rosteguy de Lancre en est une belle symbolique. Son acharnement aveugle est glaçant. J’ai aimé qu’il soit poussé dans ses retranchements voire sa propre contradiction. Quand le désire lui fait perdre la tête, il ne peut se cacher que derrière la sorcellerie pour ne pas avouer sa faiblesse. L’acteur Alex Brendemühl est génial dans ce rôle. 

Il faut dire qu’on se laisse aussi facilement envouter par Amaia Aberasturi. Elle est simplement parfaite dans ce rôle de la paysanne accusé d’adoré Satan. J’ai adoré quand celle-ci se lance dans un jeu de dupe. Il y a une atmosphère particulière qui s’instaure.  

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Des femmes qui n’ont pas peur

C’est surement le point culminant d’un film qui malheureusement subit trop de coup de mou. Quand on rajoute à cela l’introduction peu entrainante, ce n’est pas toujours évident de rester dedans. En dehors des passages où Amaia Aberasturi brille de mille feux, cela manque d’intensité. En effet, on comprend aisément que la violence fait rage envers les femmes soupçonnées de sorcellerie, et pourtant sur ce point le film reste soft. Plus de passage choc aurait été les bienvenus. 

J’ai adoré la photographie qui nous est proposée. Entre les jeux de lumière et de couleurs, c’est tout simplement sublime à de nombreuses reprises. Un régal pour les yeux.   

Pour conclure, j’ai adoré la fin très mystérieuse. Elle va laisser planer le doute sur la nature réelle de tout ce qu’on vient de voir. Chacun pourra faire son idée ces femmes, mais une chose est sure, cette période était sombre pour ceux qui ne rentraient pas dans les cases. 

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