Coup de coeur

Un espion ordinaire – Quand un commercial est mêlé à la Guerre Froide par le MI-6 (Drame, Espionnage, Thriller, Biopic – Excellent – Cinéma)

Modeste représentant de commerce anglais, Greville Wynne se retrouve plongé au cœur de la guerre froide. À la demande du MI-6 et de la CIA, il noue une alliance secrète avec le colonel soviétique Oleg Penkovsky.

C’est Dominic Cooke qui transpose sur grand écran l’histoire vraie de l’homme d’affaires Greville Wynne et du russe Oleg Penkovski. Le scénario a été écrit par Tom O’Connor (Hitman & Bodyguard).

La Guerre Froide est finie depuis 30 ans, mais les Britannique et les Américains aiment continuer d’exploiter le sujet. Cette fois-ci, c’est fait d’une excellente manière.

Ce film d’espionnage est d’une efficacité redoutable. Déjà car il part d’une histoire vraie, donc forcément on aime ce frisson de savoir que tout cela s’est réellement passé. Le second point faisant mouche est le fait d’avoir en « espion », un homme ordinaire. Finalement, cela pourrait arriver à n’importe qui. Comment un simple commercial va créer une relation particulière avec un colonel soviétique afin de stopper la menace nucléaire de l’URSS.

Il est d’autant plus facile de se plonger dans l’histoire, qu’elle est assez claire. Pas de fioriture nous faisant perdre le cap. C’est simple et efficace. Ce drame ne va pas miser sur le côté complexe de l’espionnage, mais plutôt sur la tension de l’enjeu et des risques pris. Un choix intelligent.

On va donc se prendre d’attachement pour les deux protagonistes. L’identification est facile, et leur relation est forte. C’est toujours beau de voir le rapprochement entre deux hommes des deux blocs opposés. Ils vont même nous offrir un finish magnifique.

Il faut dire que Benedict Cumberbatch est tout simplement parfait dans ce rôle. Je ne connaissais pas le Georgien Merab Ninidze, mais sa performance est elle aussi impressionnante. Deux acteurs de choix pour donner corps à leurs personnages.

Après sur l’authenticité exacte de tous les faits, j’ai toujours des doutes avec les productions Britanniques et leur objectivité sur l’URSS. D’ailleurs, le gouvernement soviétique n’est pas humanisé comme pour montrer l’horreur du communisme.

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