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Le Diable s’habille en Prada – Meryl Streep martyrise Anne Hathaway (Comédie – Très bien – Disney+)

Fraîchement diplômée, Andrea débarque à New York et décroche le job de rêve en tant qu’assistante de la tyrannique rédactrice en chef d’un magazine de mode.

C’est David Frankel (Beauté cachée) qui adapte le roman de Lauren Weisberger. Le scénario a été écrit par Aline Brosh McKenna (Nouveau Départ). Le film a été nommé à deux Oscars, Meilleure actrice et Meilleurs costumes.

Avant de mettre cette comédie, j’avais énormément de préjugé. Je pensais avoir un contenu où, si on n’aime pas la mode, ça serait une horreur à regarder. Pourtant pas du tout. Pas besoin de s’y connaitre pour apprécier avec plaisir.

Vous l’aurez compris, le thème de la mode ne va pas être envahissant. En réalité, cela va servir de trame de fond pour appuyer le récit. Celui-ci aurait pu se passer dans un autre domaine, même s’il est vrai que ce milieu est connu pour ses dérives.

Le rythme va être soutenu dans le récit de cette jeune assistante. À aucun moment je ne me suis ennuyé. J’ai été facilement pris par l’histoire.

Elle va représenter la face cruelle du monde du travail. J’avais de la peine pour Andrea. On va endurer avec elle toutes les misères que lui fait vivre sa boss.

Ce film va donc se transformer en une belle symbolique du sacrifice pour le travail. Cela en vaut-il la peine ? Jusqu’où peut-on pousser la limite ? La vie ne doit pas se résumer à « métro-boulot-dodo ». Vouloir atteindre ses rêves est très noble, mais on ne peut pas tout accepter et sacrifier la relation avec ses proches. Finalement, même si par moments j’ai rigolé, on est plus devant un drame qu’une comédie selon moi. Il y a un sens profond.

Je veux saluer les sublimes performances des actrices. La grande Meryl Streep montre l’étendue de sa grâce. Quant à Anne Hathaway, elle a une fougue touchante. Le casting secondaire est tout aussi qualitatif avec Emily Blunt et Stanley Tucci.

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