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Conjuring 3 : sous l’emprise du diable (Epouvante-horreur – Très bien – Cinéma)

Ed et Lorrain vont aider un homme soupçonné de meurtre et qui plaide la possession démoniaque comme ligne de défense.

C’est Michael Chaves qui reprend le flambeau pour faire ce huitième opus du « Conjuring Universe » et le troisième de la saga Conjuring. Ce réalisateur connait déjà cet univers en ayant fait le [mauvais] spin-off La Malédiction de la Dame blanche (2019). Le scénario a été écrit par David Leslie Johnson-McGoldrick, qui avait fait celui de Conjuring 2 : Le Cas Enfield.

J’attendais avec impatience ce troisième volet car je considère les Conjuring (hors spin-off) comme la crème de l’horrifiques. Sans avoir été emballer comme les précédents, c’est tout de même une très bonne réalisation.

La construction de ce dernier se démarque des autres opus. Cette fois, on va partir dans une enquête à la recherche du paranormal, pour innocenter un homme. La démarche n’est donc pas la même. J’ai trouvé cette idée intéressante pour éviter de tomber dans une répétition des schémas narratifs. D’autant plus que cet aspect est vraiment bien fait. Il tient en haleine afin de savoir ce qu’il adviendra à l’accuser.

Malheureusement, quand on regarde de plus près, les explications sont parfois floues. Je pense notamment au concept de Malédiction qui n’est pas clair. Des questions sont soulevées sans forcément trouver de réponse satisfaisante.

J’ai été plus déçu dans la construction des personnages. On connait désormais bien Ed et Lorrain. Cependant, j’aurais aimé continuer à les explorer, ce qui n’est pas le cas. Au contraire, alors qu’auparavant leur comportement était toujours cohérent, cette fois, ils vont parfois avoir des réactions un peu stupides, voire clichée dans un film d’horreur pour se jeter dans la « gueule du loup ».

Dans la globalité, les moments horrifiques procurent une bonne tension. Les moments clés sont géré remarquable pour effrayer. Cependant, c’est beaucoup plus classique sur le fond que les deux autres volets. Avant on sortait du lot dans la manière de faire peur, désormais c’est du classique.

On peut aussi noter une évolution du point de vue de la réalisation en tant que telle. Elle est beaucoup plus travaillée sur les travelings, et les transitions. Il y a certains passages très dynamiques que j’ai adorés, notamment durant les visions de Lorrain. C’est très immersif.

Pour finir, je tiens à noter que le traitement des personnages secondaires est correct, mais j’aurai aimé l’avoir plus poussé. En effet, quand on a du mal à s’identifier, difficile de rentrer dans ces parties où on voit seulement l’accuser. Heureusement Vera Farmiga et Patrick Wilson sont toujours exceptionnels.

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