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Nomadland – l’Oscar du meilleur film débarque en France (Drame – Très bien – Cinéma)

Après l’effondrement économique de la cité ouvrière où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade.

C’est Chloé Zhao, remarqué par son second long métrage The Rider (2018), qui adapte le livre « Nomadland : Surviving America in the Twenty-First Century » écrit par la journaliste Jessica Bruder. Le film a obtenu trois Oscars (Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleure actrice) ainsi que quatre BAFTA Awards, deux Golden Globes et le prestigieux Lion d’Or à la Mostra de Venise.

Avec son palmarès impressionnant, il était temps que ce drame arrive en France. J’avais peur d’être déçu avec tant d’attente, mais finalement je l’ai trouvé très bon.

J’ai eu cependant beaucoup de mal à rentrer dedans. Sa construction n’est pas linéaire avec un fils conducteur clair, comme la grande majorité des films. Ici, on va suivre le destin de Fern, qui se laisse porter par son envie de liberté. Ne pas avoir de but clair m’a un peu perturbé. Cependant, une fois que je m’y étais fait, tout prend une autre dimension.

On va donc se laisser porter par un sentiment de plénitude maximum. Les paysages sont tout simplement sublimes avec une impression de grandeur. La nature s’offre à nous. Certains passages sont d’ailleurs magnifiques en étant sublimé par une bande originale parfaitement adaptée.

Ce drame brille donc par sa « simplicité ». Les passages qui m’ont le plus ému sont d’ailleurs presque les plus basiques. Un paysage bien filmé, une douce musique, et notre réflexion s’enclenche. Pas besoin de grand dialogue pour vibrer.

On se prend d’affection pour ces gens voulant vivre au rythme de la nature. Ne pas être enfermé dans une case, et se laisser porter par leurs envies. Ils le font de manière noble et c’est un bel hommage qui leur est rendu.

Le personnage de Fern est donc une touchante symbolique. On découvre sur le tard sa poignante histoire, et ce qui laisse planer un mystère sur ses motivations profondes. Frances McDormand est encore une fois parfaite dans ce rôle.

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