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Dunkerque – Nolan donne sa vision de l’opération Dynamo (Guerre, Historique, Drame – Bien – Netflix)

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

C’est Christopher Nolan qui a réalisé et écrit le scénario de ce film traitant de l’opération Dynamo. Il a remporté trois Oscars en 2018 : Meilleur montage, Meilleur montage sonore et Meilleur mixage sonore. Ce fut le plus gros succès au box-office pour un film traitant de la Seconde Guerre mondiale.

Je ne l’avais pas encore vue et pour cause, je ne suis pas fan du style guerre, et avec Christopher Nolan c’est quitte ou double. Il peut tant m’émerveiller avec Interstellar que m’agacer avec Tenet.

Pour le coup, on va plutôt être entre les deux. Je n’ai pas été emballé par plusieurs points, mais je dois tout de même reconnaitre que c’est impressionnant ce qu’a fait le réalisateur Britannique.

J’ai été bluffé par l’ambiance de ce film. On ressent bien le drame que fu cette opération Dynamo durant la Seconde Guerre Mondiale. Pour ceux qui ne connaissent pas cet événement s’étant déroulé du 26 mai au 4 juin 1940, je vous encourage à jeter un coup d’œil. Le grain de l’image est très froid et on voit la volonté de nous offrir du grand spectacle. Les plans sont magnifiques avec un tournage en 70mm IMax et Super Panavision 65mm afin de rajouter de la splendeur.

Je me suis par moments contenté de faire simplement parler cette beauté visuelle. Que ce soit les paysages du Nord ou les passages de guerre, tout était sublime.

Afin de rajouter le côté épique, la bande originale a été composée par Hans Zimmer. Il sait trouver les intonations permettant de transcender les scènes. L’harmonie, entre l’image et ce que la musique doit nous faire ressentir, est parfaite.

On va passer par pas mal de niveau en terme émotionnel. Comme souvent dans les films de guerre, il y aura l’effroi de la situation, mais la tournure des événements va donner cette fin émouvante et marquante.

Cependant, c’est la fameuse pate Nolan qui m’a un peu dérangée car je ne l’ai pas trouvée adapté au contexte. Comme souvent, il a voulu jouer avec le temps et le relief des récits. En effet, on va évoluer sur trois axes temporels (une heure, un jour et une semaine) afin de compter trois histoires. La narration de celle-ci va se mêler et il y aura donc régulièrement des cassures dans la dynamique car forcément nous ne sommes pas à la même échelle.

Même si on voit le lien, ça ne se fait pas logiquement. À part sur la fin, ce n’est pas fluide. Une prise de risque qui n’a donc pas payée selon moi car j’ai été sorti plusieurs fois du récit avec toutes ces coupures.

Ce choix de construction fait qu’on va avoir beaucoup plus de mal à s’attacher aux différents protagonistes. Il est d’ailleurs dur d’en ressortir un en particulier tant cela peut se transformer en méli-mélo par moments. Aucun n’a donc réellement le temps de ressortir pour s’imposer.

Finalement, sur la pétoire de personnages que l’on va rencontrer, j’ai tout de même retenu les performances de Mark Rylance, Kenneth Branagh, Barry Keoghan et Tom Hardy. Malheureusement Fionn Whitehead, Aneurin Barnard et Harry Styles sont un peu anecdotiques alors qu’ils sont censés être le fils rouge.

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