9 ans après l’affaire Zahia qui avait secoué le monde du football, Zahia Dehar se lance dans le cinéma avec UNE FILLE FACILE.

C’est une réalisation de Rebecca Zlotowski qui a écrit le scénario avec Teddy Lussi-Modeste (LE PRIX DU SUCCÈS). Dans UNE FILLE FACILE, on retrouve Naima (Mina Farid) qui va recevoir la visite de sa cousine (Zahia Dehar). Cette dernière était partie vivre sur Paris, et elle va lui montrer son nouveau mode de vie.

Pour ma plus grande surprise, j’ai plutôt passé un moment pas si mal. Le point de vue sera toujours celui de Naima et cela va donner un côté très ado en manque de luxe. Je dois avouer tout de même que c’est grâce à Zahia Dehar que j’ai apprécié ce film. Non pas à cause de sa plastique qui est abusivement montrée sous toutes ses coutures, mais plutôt par son jeu. Vous vous dites que cette ancienne bimbo est peut-être la révélation de l’année. En réalité, c’est sa manière d’acter tellement mauvaise que j’ai adoré. C’est très mesquin ce que je vais dire, mais elle était tellement catastrophique qu’en fin de compte je rigolais à chacune de ses interventions. On avait l’impression elle lisait bêtement son texte. Par contre, sa prestation m’a fait passer à côté de l’aspect dramatique pour faire naitre une comédie involontaire. Heureusement qu’il y a Benoît Magimel sinon à force ça m’aurait soulé de n’avoir que ça. Encore une fois, il est génial. Son compère Nuno Lopes, lui aussi est excellent. Je dois tout de même avouer qu’au final mon esprit moqueur c’est mis dans l’histoire. Tout se passe de manière fluide et il n’y a pas vraiment de temps mort. Après, cela n’a pas grand intérêt ce qui s’y déroule. Je regrette tout de même que ce soit moralement assez limite le message qui nous est transmis. 


UNE FILLE FACILE peut se voir par curiosité du casting mais ne restera pas dans les mémoires.

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