Cela fait tellement longtemps que Gérard Jugnot n’a pas été dans une bonne comédie. QUAND ON CRIE AU LOUP peut-elle changer la donne ?

C’est la seconde réalisation de la comédienne Marilou Berry. Elle a aussi participé à la conception du scénario qui émanait d’une idée de Nicolas Bary (LE PETIT SPIROU). Dans QUAND ON CRIE AU LOUP, on retrouve le jeune Victor (Noé Wodecki) qui vit avec son grand-père (Gérard Jugnot) à la suite du décès de ses parents. Alors qu’il aime inventer plein d’histoire, le jour où sa voisine est réellement en danger, personne ne veut le croire. Il va alors agir par lui-même.

Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce film tellement je l’ai trouvé nul. C’est vrai que quand on regarde l’affiche et la bande-annonce, on s’attend à quelque chose de vraiment pas terrible. Je m’étais dit ça sera peut-être une surprise à la IBIZA, mais pas du tout. C’est simple, je n’ai pas rigolé une seule fois. J’ai peut-être souris à une reprise mais c’est le maximum. Le film durait 1h20 (ce qui est court) et pourtant j’ai l’impression que c’était interminable. L’esprit de cette « comédie » m’a fait penser un peu à MAMAN, J’AI RATÉ L’AVION dans la manière dont le personnage de Noé Wodecki fonctionne. Bien entendu, l’humour en moins. Cela aurait pu être réussi si tout ce qui se passe n’était pas autant prévisible. Le pire, c’est que le cadrage nous suggère de manière assez lourde ce qui va se passer. Nous donner le scénario avant aurait été plus rapide. Même les personnages sont sans saveur. Gérard Jugnot est insipide et Noé Wodecki du haut de ses 13 ans n’est pas convaincant. Il y a tout de même Bérengère Krief qui sans casser la baraque, fait l’unique bonne prestation du casting.

Dommage pour Gérard Jugnot, ce n’est pas QUAND ON CRIE AU LOUP qui lui redonnera son standing de l’époque du Splendid.