DOULEUR ET GLOIRE – Pedro Almodovar revient à Cannes (Critique)

Titre : DOULEUR ET GLOIRE

Année de Sortie : 2019

Genre :  Drame

Nationalité : Espagnol

Avis : Excellent

Après le très décevant THE DEAD DON’T DIE, voici la seconde sortie de la semaine d’un film sélectionné au Festival de Cannes, DOULEUR ET GLOIRE.

C’est une réalisation de l’Espagnol Pedro Almodovar. Pour la sixième fois il sera en compétition à Cannes, la dernière étant JULIETA en 2016. Ce drame, dont il a écrit le scénario, vient clôturer une trilogie composée de LA LOI DU DESIR et LA MAUVAISE EDUCATION.

Dans DOULEUR ET GLOIRE, on retrouve Salvador (Antonio Banderas), un cinéaste à la dérive. Alors qu’un de ses films refait surface, il va reprendre contact avec un ancien acteur et ami, Alberto (Asier Etxeandia).

J’allais à la séance à reculons, ayant peur d’un nouvel ennui « made in Cannes » mais je dois avouer que j’ai trouvé ce film génial. Je me suis totalement laissé porter par l’histoire. Le mélange habille entre le récit présent et les souvenirs passés est parfaitement réalisé. À aucun moment on ne perd le fil de ce qui se passe mais au contraire, cela ne fait qu’enrichir le contenu. Le rythme est calme mais c’est tellement intéressant qu’on ne s’ennuie pas. Tout est très poétique dans la mise en scène. Les périodes passées montreront une douce Espagne rurale. Elle se veut rassurante pour Salvador. Alors que le présent se rapproche plus d’une douleur psychologique et physique. On va rentrer dans sa tête. Ses pensées donneront d’ailleurs lieu à quelques passages au design brillant et mystique. Antonio Banderas est impressionnant dans ce rôle. Son personnage est une énigme à lui tout seul. J’ai trouvé cela extrêmement prenant de savoir ce qui va lui advenir. On apprend à en connaitre plus sur lui et savoir ce qui a fait qu’il en est arrivé là. Les personnages secondaires n’en seront pas moins capitaux. Que ce soit Asier Etxeandia qui rajoute une dose de punch mais aussi Penélope Cruz qui fera pour notre plus grand plaisir la mère. Chacun étant le symbole d’une étape importante de la vie de Salvador. Il va devoir expier ses vieux démons s’il veut enfin trouver la paix.

DOULEUR ET GLOIRE crée avec brio une ambiance particulière pour nous plonger au plus profond de l’âme de ce réalisateur déchu.

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