EO – Le Monde à travers les yeux d’un âne

EO | Skopia Film

EO : Le monde est un lieu mystérieux, surtout vu à travers les yeux d’un animal. Sur son chemin, EO, un âne gris aux yeux mélancoliques, rencontre des gens bien et d’autres mauvais et fait l’expérience de la joie et de la peine, mais jamais, à aucun instant, il ne perd son innocence.

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EO

Note : 3.5 sur 5.

C’est une réalisation du Polonais Jerzy Skolimowski qui avait gagné le Grand Prix au Festival de Cannes 1978 pour Le Cri du sorcier. Il a écrit le scénario avec Ewa Piaskowska.  Ce drame polonais est sorti le 19 octobre 2022 en salle.

Une merveille visuelle

Dernier film de la légende du cinéma polonais Jersy Skolimowski, EO est un film qui, en apparence, peut en rebuter plus d’un.

En effet, on y suit durant 90 minutes le parcours d’un âne, au fil de ses rencontres, bonnes et mauvaises, avec les hommes. Oui oui, le personnage principal est un âne. Et vous savez quoi ? Ça fonctionne à 100% !

La meilleure preuve de ça, et c’est d’ailleurs l’une de mes limites avec le film, c’est que dès qu’il se concentre sur ses autres personnages, le film semble se perdre, comme dans cette scène, tombée de nulle part, avec une Isabelle Huppert qui parle français et italien, et qui casse des assiettes pendant trois minutes.

Visuellement, c’est une petite merveille, avec un travail sur les couleurs prodigieux. Si je vous dis film polonais sur un âne, vous n’imaginez peut-être pas un film très lumineux, et pourtant, le vert est éclatant, le rouge est flamboyant, le gris est soyeux, c’est un vrai régal pour les yeux.

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Aussi utile que déplaisant

On peut aussi se demander comment ça tient sur la longueur, un film avec très peu de dialogues centré sur un âne, et honnêtement, pour ne rien vous cacher, il y’a quelques moments longs, une trame scénaristique parfois redondante, et on se demande parfois ce qu’il veut nous dire, ou nous montrer. Heureusement, le dénouement est limpide, et le voyage en vaut la peine, même si rien de tout ça n’est plaisant.

J’avais également quelques doutes par rapport à cette idée de critiquer la traite animale, tout en utilisant des ânes pour faire un film, mais l’amour que le cinéaste porte aux espèces qu’il met en scène est visible, et il est certain que le tournage ait été le plus paisible possible pour tous ceux qui y ont participé. Un écriteau en fin de film nous le confirmera d’ailleurs.

Un superbe plaidoyer pour la nature et les animaux, qui pourrait bien vous tirer une larme !

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