La Nuit du 12 – Un polar pas comme les autres

La Nuit du 12 : À la PJ chaque enquêteur tombe un jour ou l’autre sur un crime qu’il n’arrive pas à résoudre et qui le hante. Pour Yohan c’est le meurtre de Clara. Les interrogatoires se succèdent, les suspects ne manquent pas, et les doutes de Yohan ne cessent de grandir. Une seule chose est certaine, le crime a eu lieu la nuit du 12.

    

La Nuit du 12 | Haut et Court
La Nuit du 12 | Haut et Court


La Nuit du 12

Note : 4 sur 5.

C’est une réalisation de Dominik Moll dont le dernier polar Seules Les Bêtes avait été bien reçu par le public et la critique. Cette fois, il va adapter le roman 18.3 – une année à la PJ, de Pauline Guéna. Le scénario a été écrit avec Gilles Marchand (Seules Les Bêtes). La Nuit du 12 a été présenté au Festival de Cannes 2022. Ce thriller policier français sort le 13 juillet 2022 en salle.

Une enquête sordide

Chaque année en France, il y a des crimes qui ne sont pas élucidés. Des cas rarement exploités au cinéma. Il est rare d’avoir un film policier sans qu’à la fin, on ne sache pas qui est l’assassin. C’est dans cette optique que La Nuit du 12 va se démarquer. Il est tout de même dommage que dès le début du film, on nous le dise. Un positionnement qui est perturbant. En effet, nous avons l’habitude justement de connaître le meurtrier. Un coup de maître qui a réussi.   

L’enquête va être passionnante. Cela va être du point de vue de la PJ et on aura seulement les informations que les policiers possèdent. Il faudra, avec Yohan, tenter de savoir qui est le coupable de ce crime abject. Forcément, comme lui, on a beaucoup de doutes, de soupçons, mais jamais de certitudes. C’est une manière de faire immersive qui fonctionne parfaitement. On va être pris totalement dans l’entrain de cette enquête. Même si on n’arrive pas à trouver qui est le coupable, on aura forcément des pistes. Rien n’est évident, mais tout pourrait se tenir. C’est un moyen de nous faire comprendre comment tant d’enquêtes peuvent rester non élucides.   

La Nuit du 12 | Haut et Court
La Nuit du 12 | Haut et Court

Immersion à la PJ

Il y aura aussi un gros travail sur l’ambiance. Le but étant de se projeter dans cette brigade de police judiciaire, il est important de se sentir avec eux. C’est pour cela que des scènes d’équipes viennent agrémenter le récit. Des moments d’intimité qui sont très importants, car ils rajoutent ce sentiment de faire partie de la bande. On explore, brièvement par les dialogues, la vie des policiers. On se rend compte de l’impact du métier sur eux. Au-delà de ça, l’atmosphère va être froide et sombre. Ne pas réussir à trouver le coupable va faire monter un sentiment d’impuissance.   

Si toute cette mise en scène marche, c’est aussi grâce au casting qui est très réussi. Que ce soit le rôle principal de Bastien Bouillon dans la peau du responsable de l’enquête. Un homme plein de certitudes quand il prend son poste, mais que dans l’enquête va transformer son fantôme. Il y a aussi le casting secondaire notamment avec Bouli Lanners. C’est le policier qui est le plus exploré en dehors de Yohan. Il profite de chaque minute à l’écran pour nous impressionner.   

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