Sweat – La nocivité des réseaux sociaux

Sweat : Sylwia est belle, sportive, énergique. Elle est la coach sportive du moment. Avec 600 000 abonnés, elle est influenceuse et courtisée par les marques. Mais derrière le succès virtuel, la solitude, bien réelle, ne se partage avec personne…  

Sweat | ARP Sélection
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Sweat

Note : 3.5 sur 5.

C’est une réalisation de Magnus von Horn dont le premier film en 2014, Le Lendemain, avait été remarqué durant la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Sweat a obtenu le Label « Les nouveaux venus » au Festival de Cannes 2020. Cette comédie dramatique polonaise est sortie le 15 juin 2022 en salle.

Point de vue d’une influenceuse

Les productions polonaises sont légion sur Netflix. Malheureusement, elles sont de mauvaise qualité. Il est donc agréable d’aller au cinéma et de voir que ce pays sait nous sortir des films intéressants. Pour cela, le réalisateur suédois va se pencher sur la nocivité des réseaux sociaux. 

Du haut de ses 600.000 followers, Sylwia est coincée dans un cercle vicieux. Elle est obligée d’être sans arrêté souriante sous peine de perdre ses sponsors. C’est le pécunier qui la tiens prisonnières de ce système. Elle n’a pas le droit de faire un post sans sourire sous peine de voir se déverser sur elle un flot de critiques. Son quotidien est épié et doit être la perfection. Au-delà de cette pression psychologique, c’est aussi la menace concrète du harcèlement qui est montrée. Avec autant de follower cela ramène des fous. Sweat montre que la frontière entre le virtuel et le réel est mince. N’importe quel détraqué peut la briser et faire des dégâts.   

Sweat | ARP Sélection
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La perle rare pour tenir le rôle

Le message de fond est donc des plus pertinents. On voit la dérive des réseaux sociaux. C’est d’autant plus impactant dans notre société où les jeunes veulent être influenceur. Il faut se rendre compte que cette position a priori idéale est en réalité une prison dorée dont les barreaux sont l’image parfaite perpétuelle. Dommage que pour montrer cela la forme ne soit pas des plus percutantes. Le rythme est plutôt lent. Plusieurs scènes, notamment celle de la mère et de l’hôpital, sont à rallonge et plombent la dynamique. 

Si le film a autant d’impact, c’est aussi notamment grâce au personnage superbement bien construit de Sylwia. Ce n’est pas une potiche qui est dans un système sans le voir. Elle se rend compte du côté nocif des réseaux et veut stopper cela. Désormais, elle tape du poing sur la table. L’actrice Magdalena Kolesnik est géniale dans ce rôle. Pour l’anecdote, elle n’avait même pas Instagram au moment du casting. Afin de rentrer dans le personnage, elle a dû s’y mettre. 

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