L'école du bout du monde | ARP Distribution
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L’école du bout du monde : Un jeune instituteur du Bhoutan est envoyé dans la partie la plus reculée du pays. Loin de la ville, le quotidien est rude, mais la force spirituelle des habitants du village transformera son destin.   

L'école du bout du monde | ARP Distribution
L’école du bout du monde | ARP Distribution

L’école du bout du monde

Note : 4.5 sur 5.

C’est la première réalisation de Pawo Choyning Dorji. Il en a aussi écrit le scénario. L’école du bout du monde a été nommé à l’Oscar du Meilleur film international. Ce drame Bhoutanais est sorti le 11 mai 2022 en salle.

Le défi de l’enseignement dans une école reculée

Les pays à travers le Monde ont tous leurs charmes et dans ce film nous allons nous pencher sur le Bhoutan. Ce petit pays d’Asie du Sud a comme particularité d’avoir une partie de la chaîne de l’Himalaya sur son territoire ce qui donne des coins reculés. On va voir comment ça va se passer pour l’une des écoles les plus isolées au monde. Il faut plusieurs jours de marche depuis la ville pour accéder au village de Lunana. C’est là que va être envoyé par le gouvernement un jeune professeur qui pour sa part aurait plutôt envie d’être à l’autre bout du monde. 

L’histoire est donc atypique. L’entrée dans ce drame n’est pas évidente. Déjà, car nous sommes dépaysés par le contexte inhabituel. Ensuite, le protagoniste a un caractère assez antipathique. On va mettre du temps à s’attacher à lui. En revanche, quand on comprend sa façon de penser, il devient tout de suite plus humain. Derrière ce citadin plein de préjugés se cache en réalité un homme de cœur. Le voir avec ces enfants est émouvant. Tout est basé sur l’humanité et la découverte de l’autre. En même temps que lui, il nous apprend de ce village et de ses habitants. L’école du bout du monde est axée sur la notion d’échange. 

L'école du bout du monde | ARP Distribution
L’école du bout du monde | ARP Distribution

Une source d’apprentissage mutuel entre professeur et habitants

Dans cette optique Sherab Dorji brille dans son rôle. Son personnage est d’ailleurs très bien écrit. Il va être parfaitement entouré par les autres protagonistes. Les enfants sont très touchants par leur soif d’apprendre, et les habitants par leur hospitalité. Il y a une touche authentique qui fait toute la différence. C’est simple, nous avons l’impression de vivre avec eux dans ce village. 

La plus grande force de ce film reste son ambiance. On est entraîné dans les cimes de l’Himalaya. Il y aura comme une impression de plénitude. Les paysages sont parfaitement exploités grâce à une photographie maîtrisée. On passe des moments délicieux lorsque le professeur se pose devant ces contrées sublimes. Il y a beaucoup de spiritualité dans le déroulé. Quelle est la véritable place de l’homme sur terre, quelles sont ses missions et comment s’accomplir pour être heureux. Il va se rendre compte que le mode de vie plus simple des habitants de ce village leur apporte tout le bonheur suffisant pour une vie épanouie.   

Une pensée sur la fin (attention spoiler)

La fin ouverte est d’ailleurs symbolique de cette philosophie. Posé dans un bar en Australie, il va entonner le chant traditionnel des gardiens de yak. Chacun en fera son interprétation. Certains pourront se dire qu’il s’est abandonné à la vie australienne. Alors que d’autres vont faire le rapprochement avec justement sa volonté de retourner auprès de l’endroit où il était le mieux. Pourquoi aller chercher à l’autre bout du monde un bonheur qu’on a pourtant à portée de main ? 

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