Egō – Ce film horrifique Finlandais vainqueur du Grand Prix à Gérardmer

Egō : Tinja a 12 ans. Sa mère la pousse à faire de la gymnastique, exerçant sur elle un perfectionnisme malsain. Une nuit, la petite fille va faire la découverte d’un œuf bien étrange, qu’elle va cacher, puis couver. Jusqu’à l’éclosion d’une inquiétante créature…

Egō | The Joker
Egō | The Joker

Egō

Note : 3 sur 5.

C’est une réalisation de Hanna Bergholm. Egō a remporté le Grand Prix et le Prix du Jury Jeunes au Fantastic’Arts – Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2022. Ce film horrifique finlandais est sorti le 26 avril 2022 en VOD.

La Finlande aussi aime faire de l’horrifique

Nous voilà plongés dans l’univers horrifique finlandais. Egō va donc être une pure découverte. Il est d’ailleurs surprenant qu’avec son prix au Festival de Gérardmer, il n’est pas trouvé de distribution en salle. Ce n’est pas pour autant que nous allons bouder notre plaisir en découvrant ce film. Le contexte est simple, une petite fille est élevée dans une famille modèle. La mère veut paraître parfaite afin de s’exhiber sur les réseaux sociaux et de vendre sa vie idéale. 

Un film horrifique pour à prendre comme une satire de plusieurs choses qui ne vont pas dans notre société. On pense notamment à l’art du paraître qui est devenu une norme sur les réseaux sociaux. La mère de Tinja n’accepte pas que la vie ne soit pas parfaite et qu’il y a des défauts. Cela fait qu’elle va instaurer une tyrannie de la perfection. C’est cela que va ressentir cette jeune fille dont la mère est ultra exigeante. Elle ne veut rien de travers et va réprimer sa fille à chaque fois que celle-ci essaie d’être humaine. Une critique plutôt bien pensée. Malheureusement, on aurait aimé que ça aille plus loin. En effet, la créature va représenter beaucoup Tinja. Elle va être le symbole du mal-être relationnel de celle-ci. En revanche, au bout d’un moment, la volonté de faire de l’horrifiques prend le dessus et casse le fond. Le message se dilue et perd de son sens. On va retomber dans la normalité. Ces moments sont assez décevants, car ils ne vont pas se démarquer. 

Egō | The Joker
Egō | The Joker

Le fond était bien pensé mais pas assez exploité

En soi cependant cette partie horrifique plutôt bien faite malgré quelques manquements. Alors certes, les effets spéciaux restent à désirer. Tout de même, le concept de cet animal qui grandit est plutôt sympa. Dans une première partie, il est très intéressant de voir sa relation avec la jeune fille. Puis dans la seconde, son émancipation est un peu plus standard. Son design et l’évolution qui va avec sont réussis. L’ambiance va avoir du mal à trouver ces lignes directrices. On ne ressent pas vraiment de tension. L’intensité est quand le monstre va être en action. Les scènes gores sont suggérées, mais rarement montrer. Dommage, car ça aurait pu donner un petit côté sympa. 

La jeune Siiri Solalinna est très bien. On ressent tout son mal-être. La mère jouée par Sophia Heikkilä aussi a un impact important. Elle est l’illustration parfaite de cette société de l’apparence. Le père et le frère même s’ils ne sont pas vraiment utiles, sont quand même un beau symbole du ratage total de cette famille.   

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