A l’ombre des filles – Alex Lutz pousse la chansonnette en prison

A l’ombre des filles : Luc est un chanteur lyrique renommé. En pleine crise personnelle, il accepte d’animer un atelier de chant dans un centre de détention pour femmes. Il se trouve vite confronté aux tempéraments difficiles des détenues. Entre bonne conscience et quête personnelle, Luc va alors tenter d’offrir à ces femmes un semblant de liberté.  

A l’ombre des filles | Ad Vitam
A l’ombre des filles | Ad Vitam

A l’ombre des filles

Note : 3 sur 5.

C’est la seconde réalisation de Etienne Comar après Django en 2016. Il a écrit le scénario avec Didier Vinson, Marine Ninaud, Marcia Romano (L’Evénement et Raphaële Moussafir (Les Jeunes amants). Ce drame français est sortie le 13 avril 2022 en salle.

La chansons pour adoucir les mœurs

De nouveau, un film français va nous conduire dans un atelier avec des prisonniers afin de les ouvrir à l’art. Alors que Kad Merad les avait initiés au théâtre dans Un triomphe, cette fois, Alex Lutz va y aller pour faire chanter des prisonnières. Cette fois, ce n’est pas une comédie, mais bien drame qui va nous être proposé. Cependant, il reste une véritable impression de déjà-vu pour ceux ayant pu regarder Un triomphe, sorti en 2021. 

Cela n’empêche pas A l’ombre des filles d’être pas mal du tout. Les bases sont bien posées et le contenu sympathique pour qu’on ne s’ennuie pas. On va voir ces femmes chanter et c’est loin d’être désagréable. Certains airs sont connus, d’autres nons. Quand ces femmes poussent la chansonnette, on va être enchanté. En plus de cela, le film va dénoncer les conditions d’incarcération de façon très juste. Alors certes, ça ne va pas être le cœur de ce drame, mais il a tout de même le mérite d’en parler.   

A l’ombre des filles | Ad Vitam
A l’ombre des filles | Ad Vitam

Dommage que cela manque de punch

Malheureusement, le tout sera trop mollasson. En plus de cela, on a du mal à sentir l’authenticité. Il y a un gros travail sur la mise en scène et sur l’image. Par exemple, la prison a une atmosphère lumineuse pour symboliser l’émancipation de Luc alors que quand il en sort, l’ambiance est plus sombre. Des choix qui vont donner un côté artificiel. On aurait aimé avoir plus de cœur dans l’ouvrage. Pour ne pas aider, les protagonistes ne sont pas convaincants dans leur écriture. Luc est logiquement le plus travaillé. Par contre les prisonnières, elles sont parfois un peu caricaturales.   

Alors certes, les actrices ne sont pas mauvaises. En revanche, ça ne suffit pas à donner quelque chose de convaincant, à l’image d’Agnès Jaoui trop peu présente. Hafsia Herzi s’en sort très bien et heureusement, car ça permet de se rattacher à quelque chose. Ces barrières s’effondrent au moment où elles chantent. Bien entendu comment ne pas saluer l’excellente performance d’Alex Lutz qui comme à son habitude est impeccable. 

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