Blacklight – Liam Neeson fatigue

Blacklight : Travis Block intervient pour le compte du FBI lorsque toutes les autres options ont été épuisées. Ses méthodes impliquent souvent la manière forte. Quand on lui ordonne de faire taire un agent qui souhaite révéler à la presse les méthodes du Bureau, il comprend qu’il est devenu le pion d’une terrible machination. Déterminé à faire éclater la vérité, il se lance dans un combat contre ceux avec lesquels il a l’habitude de travailler. Mais lorsque ses adversaires s’attaquent à ses proches, Travis retourne ses méthodes contre ses anciens employeurs et il n‘aura aucune pitié. 

Blacklight | Metropolitan FilmExport
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Blacklight

Note : 2 sur 5.

C’est une réalisation de Mark Williams (II), l’un des créateurs de la série Ozark. Son dernier film The Good criminal avait déjà Liam Neeson à l’affiche. Le scénario de Blacklight a été écrit avec Nick May, un ancien avocat du ministère américain de la Justice ayant œuvré sous l’administration Obama. Pour le faire, les deux hommes se sont inspiré des activités du COINTELPRO (Programme de Contre-espionnage dans les années 60 et 70), une série d’opérations secrètes et illégales orchestrées par le FBI et destinées à surveiller, infiltrer, discréditer et perturber les organisations politiques américaines. Ce film d’action américain est disponible le 23 février 2022 en salle.

Encore une fois Liam Neeson est seul contre tous

La présence de Liam Neeson suffit souvent à caractériser un film. Depuis quelques années, l’acteur ne prend aucun risque et nous répète toujours le même schéma. Ce sera sans surprise encore une fois le cas dans Blacklight. Il n’y a donc rien de nouveau à l’horizon. Une chose à préciser tout de même, et non des moindres, on sent que l’Américain est en train de baisser en régime. Malheureusement, les années passent et cela se ressent. On le sent moins dynamique. Alors qu’avant, c’était quand même un peu agréable à regarder, maintenant ça devient ennuyant. 

Surtout qu’en parallèle, le scénario n’est vraiment pas terrible. Cette histoire avec le FBI est basée sur des faits donc on ne peut qu’y croire. Par contre la manière dont se construit Blacklight est un peu plus douteuse. L’interaction avec le monde extérieur est peu crédible. La volonté de vouloir construire quelque chose d’un peu plus complexe échoue. Cela rajoute juste de la lourdeur. En plus de la réalisation qui n’est pas très bonne, les effets spéciaux ne sont clairement pas au niveau. L’utilisation des projecteurs LED Light Wall et au moteur de jeu vidéo Unreal Engine n’est clairement pas concluante. Il y a de quoi s’en faire. 



Blacklight | Metropolitan FilmExport
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Même s’il commence à être au bout du roulo

Il serait de mauvaise foi de dire que ce n’est pas un minimum divertissant. Qui ne prend pas un plaisir malsain à voir des courses-poursuites où un camion explose tout ce qui bouge ? Par contre, il faut que ça reste constant ce qui n’est pas le cas ici. Au début, c’est fun car c’est raisonnable. Après ça devient tellement exagéré qu’au bout d’un moment, c’est fatigant. La scène de la maison, on est le symbole. Trop, c’est trop. 

Tout cela est aussi sûrement dû à la construction même du personnage joué par Liam Neeson. On ne va pas se mentir, l’acteur n’est plus trop convaincant dans ce type de rôle. Travis devra être le sauveur de tout celui en empêchant le FBI de sévir. À part bouger dans tous les sens celui-ci est un peu vide. Il y aura bien cette histoire de TOC pour tenter de lui mettre du piment. Malheureusement, cet axe est quand même assez mal exploité. Ce ne sont pas les quelques pauvres effets insérés ici et là qu’ils arriveront à lui donner du caractère.   

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