Un peuple – Au cœur du mouvement des Gilets jaunes

Un peuple : En octobre 2018, le gouvernement Macron décrète l’augmentation d’une taxe sur le prix du carburant. Cette mesure soulève une vague de protestations dans toute la France. Des citoyens se mobilisent dans tout le pays : c’est le début du mouvement des Gilets jaunes. À Chartres, un groupe d’hommes et de femmes se rassemble quotidiennement. Parmi eux, Agnès, Benoît, Nathalie et Allan s’engagent à corps perdu dans la lutte collective. Comme tout un peuple, ils découvrent qu’ils ont une voix à faire entendre.

Un peuple | KMBO
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Un peuple

Note : 4 sur 5.

C’est une réalisation de Emmanuel Gras qui avait été récompensé du Grand Prix de la Semaine de la Critique en 2017 pour son dernière documentaire Makala. Ce documentaire français est disponible le 23 février 2022 en salle.

Direction les ronds-points

Un peuple va nous parler du mouvement des Gilets Jaunes, un mouvement débuté en France en novembre 2018. Il a commencé à émerger en octobre à la suite de l’augmentation du prix de l’essence. Cela avait été l’étincelle qui embrase le mécontentement. S’ensuivront un nombre important de manifestations où les participants vont enfiler le gilet jaune. Au départ local, avec notamment l’occupation des ronds-points, le mouvement va en partie se centraliser sur Paris avec des manifestations importantes, dont celle du 1er décembre avec les incidents de l’Arc de Triomphe. Le gouvernement va tenter de lancer un « grand débat national » mais cela ne fera pas illusion et le mouvement va continuer.

Ce documentaire nous plonge au cœur des Gilets Jaunes. Cela va commencer d’emblée sur les ronds-points, ce lieu mythique des rassemblements de ce mouvement. Alors certes, nous n’aurons pas la genèse du mouvement, mais la réalisation est assez énergique pour tout de suite rentrer dedans. On va suivre ce parcours allant des ronds-points enflammés jusqu’aux manifestations parisiennes. Nous allons véritablement nous sentir à leurs côtés dans cette lutte quotidienne. Cependant, le contenu manque un peu de politisation. On va nous parler du RIC (Référendum d’initiative citoyenne), mais ça n’ira pas plus loin. Il faut cependant reconnaître que ces Gilet Jaunes de la première heure n’ont pas obligatoirement d’orientation « classique ». C’est leur mécontentent et leur volonté d’égalité qui parlent. 



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Pour connaître ceux qui portent le Gilet Jaune

C’est l’occasion de voir comment les Gilets Jaunes sont organisés. Même si ce mouvement est une spontanéité citoyenne, il y aura un véritable travail derrière pour faire les différentes actions. Il faut préparer les assemblées et coordonner tout le monde. Ceci n’est pas facile, car il y a un manque d’expérience de lutte des classes. Cette fraîcheur fait aussi la force de ce courant. Ce sont des gens sans aucune formation politique qui vont prendre les choses en main pour faire avancer leur idée. Ils sont la preuve qu’une alternative existe. Il est intéressant de voir que ceux-ci ne veulent pas endosser le rôle du leader comme c’est le cas dans une organisation « standard ». Ces Gilets Jaunes organisateurs se verront plus comme des portes paroles, mais toujours dans une pensée participative et collective. Forcément, ce ne sera pas toujours facile. On sentira des tensions à l’intérieur du mouvement. Les débordements pendant les manifestations parisiennes aussi vont être montrés. Que ce soit pendant les manifestations ou au quotidien, il y a un vrai travail sur la photographie qui est très fort. Il n’est pas question de diaboliser ou d’angéliser les Gilets Jaunes, mais seulement d’essayer de faire un portrait réaliste.

L’aspect humain va donc être des plus importants. On va comprendre pourquoi ces gens sont devenus Gilet Jaunes. Loin du cliché transporté par les médias traditionnels, nous allons à la rencontre des femmes et des hommes occupants les ronds-points. Leurs histoires personnelles sont souvent émouvantes. Les aléas de la vie les ont plongés dans la difficulté et la société ne les a pas toujours aidés. Ce sentiment d’injustice ressort. Il y a une forte proximité avec eux. On ressent leur espoir dans ce mouvement pour améliorer leur quotidien difficile. Ces gens en ont marre de survivre et veulent simple vivre.              

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