Une jeune fille qui va bien – Sandrine Kiberlain livre une première réalisation convaincante

Une jeune fille qui va bien : Irène, jeune fille juive, vit l’élan de ses 19 ans à Paris, l’été 1942. Sa famille la regarde découvrir le monde, ses amitiés, son nouvel amour, sa passion du théâtre… Irène veut devenir actrice et ses journées s’enchaînent dans l’insouciance de sa jeunesse.

Une jeune fille qui va bien | Copyright Ad Vitam
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Une jeune fille qui va bien

Note : 3.5 sur 5.

C’est le premier long-métrage de l’actrice Sandrine Kiberlain. Elle en a aussi écrit le scénario. Une jeune fille qui va bien a été présenté en Séance Spéciale à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2021. Ce drame historique français est disponible le 26 janvier 2022 en salle.

Le destin d’une jeune fille insouciante

Ce drame va nous plonger dans la France des années 40. À l’image d’Adieu Monsieur Haffmann, nous allons être au moment où les Juifs sont ciblés par le régime en place. La zone occupée commençait sa répression en les obligeant à se faire recenser puis les ont ostracisés avec l’étoile jaune cousue sur leur vêtement. Ensuite, les rafles commenceront. Au total, 75 000 Juifs français disparaissent dans les camps de la mort Nazis.

L’histoire se suit d’une manière très fluide. Elle commence loin du sujet de base qui est la montée de l’antisémitisme dans la France occupée. C’est un récit comme les autres avec une jeune fille, ses passions, sa famille, ses amours et ses amis. Cela se regarde d’une façon assez neutre jusqu’à ce qu’on sente la bascule arriver. Plus on avance, plus l’intérêt montre.



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Lors d’une époque inhumaine

C’est sûrement la grande force d’Une jeune fille qui va bien. La thématique va se fondre dans le décor et se dévoiler lentement. Cela procure un sentiment bien particulier. On se sent comme ces femmes et hommes de l’époque qui ont vu le nazisme prendre de plus en plus de place, pour le pire. Forcément, nous voyons donc le récit prendre une trame de plus en plus dramatique. Plus les jours avancent, plus la répression devient forte. Ce sentiment d’injustice nous envahit. Sur ce point, l’objectif est accompli. La fin sera logiquement des plus poignantes et tristement réelle.

Ce film aurait pu devenir un incontournable, cependant il y a un “mais”. En effet, le personnage principal d’Irène est tout simplement exécrable. Elle ne cesse d’en faire des tonnes. Cela en devient épuisant. Rebecca Marder est loin de faire dans la demi-mesure et accentue ce sentiment. Dommage, car ce point noir gâche une bonne partie d’Une jeune fille. Il est agréable de retrouver les talentueux Anthony Bajon et India Hair. Leurs rôles secondaires vont apporter une bonne dose de légèreté, mais être touchant au moment venu.

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