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Sans Signe Particulier – Un Mexique prisonnier entre Cartel et émigration

Sans Signe Particulier : Magdalena entreprend une traversée du Mexique à la recherche de son fils, disparu lors de son trajet vers la frontière. Durant son parcours, Magdalena fait la connaissance de Miguel, un jeune homme qui vient d’être expulsé des États-Unis.

Sans Signe Particulier
Sans Signe Particulier

Sans Signe Particulier

Note : 3.5 sur 5.

C’est une réalisation de la Mexicaine Fernanda Valadez. Elle a écrit le scénario avec Astrid Rondero. 

Bonne surprise que cette bonne production Mexicaine. 

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La recherche d’un fils

J’ai accroché avec le traitement de thématiques importantes au Mexique que sont l’émigration vers les Etats-Unis, et la place prépondérante des Cartels. Pour vous faire une idée de ces deux sujets je vais vous présenter deux données. Tout d’abord, 500 000 Latino-Américains réussissent à traverser la frontière illégalement chaque année. Concernant les Cartels, en 2020, plus de 36.500 meurtres leur ont été attribué au Mexique. Ces deux chiffres vous montrent le poids sur ce pays et donc qu’il est majeur d’en parler. 

J’ai trouvé ces deux problématiques bien abordées. Ce n’est pas fait de manière brutale pour apitoyer le spectateur. Le contexte est posé intelligemment afin de comprendre les enjeux. On va nous expliquer toutes les souffrances endurées par ceux qui émigrent mais aussi la douleur que c’est pour leur famille. La violence des cartels ne va pas être montrée frontalement afin de ne pas tomber dans le sensationnalisme. Des mots durs sont posés afin que l’on saisisse la férocité de cette réalité. 

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Pour observer les disfonctionnements au Mexique

Toutefois, Sans Signe Particulier a un peu du mal à gérer son rythme. On va osciller entre révélation fracassante, et temps mort. Certains passages m’ont d’ailleurs donné des frissons par leur puissance surtout quand on connait la réalité. Comme c’est la quête d’une femme pour retrouver son fil, et que nous ne sommes pas dans Taken, forcement il y aura des ralentissements. Le rythme lent ainsi que l’ambiance parfois pesante peuvent diminuer l’intérêt. Heureusement, il y a suffisamment de retournement pour se ressaisir rapidement. 

J’ai été touché par le jeu de Mercedes Hernández. Elle transmet véritablement quelque chose. J’ai aussi été vraiment satisfait par David Illescas. Son apport est primordial car son personnage va appuyer sur la facette de l’homme revenant au Mexique après son expulsion des Etats-Unis. Un regard sur l’évolution du pays en 5 ans. A noter qu’à part ces deux-là, les autres acteurs sont amateurs et vienne tous de Guanajuato, le village natal de la réalisatrice. 

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