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Spirale : L’héritage de Saw – Encore l’opus de trop ? (Epouvante-horreur, Thriller – Moyen – Cinéma)

Le lieutenant Ezekiel «Zeke» Banks et son nouveau partenaire enquêtent sur une série de meurtres macabres dont le mode opératoire rappelle étrangement celui d’un tueur en série qui sévissait jadis dans la ville.

C’est Darren Lynn Bousman qui réalise ce neuvième volet de la saga horrifique Saw. L’Américain avait déjà fait le second, troisième et quatrième opus. Le scénario a été écrit par Pete Goldfinger et Josh Stolberg de Jigsaw, tout cela sur une idée de départ de Chris Rock.

De base, j’aime Saw et son concept, mais force est de constater que la saga a perdue en qualité avec le temps. Alors que Jigsaw était vraiment mauvais, ce neuvième opus relève le niveau même s’il reste moyen.

Je me demande où va s’arrêter l’exploitation de cette saga qui n’a plus de sens. On nous sort des excuses pas possibles pour expliquer pour la faire perdurer. Ce sentiment de forçage est donc assez agaçant et n’aide pas à la visualisation. Le plus problématique est que l’état d’esprit n’a plus rien à voir avec le premier. En 2004, on était sur un tueur intelligent qui laissait réellement leur chance aux victimes. Il y avait comme une morale et surtout les pièges étaient ingénieux. Maintenant c’est juste du sadisme.

Alors je ne suis pas forcément répugné par cela, mais seulement ce n’est pas le sens de cette saga. Désormais c’est uniquement du gore et point à la ligne. Heureusement, que ces passages ont une bonne intensité.

Globalement, le rythme va être convenable. On se laisse prendre dans cette enquête. J’imaginais largement pire avec un enchainement stupide de morts, mais ce n’est pas le cas avec un minimum de fil conducteur. Alors certes, l’intrigue est évidente vue les indices dans la réalisation mais cela aurait pu être pire.

Par contre, j’ai été catastrophé par Chris Rock. Qu’est-ce qu’il est mauvais dans ce rôle. Il est toujours dans l’exagération et ça tourne certaines scènes en ridicule. En revanche, Max Minghella est beaucoup plus satisfaisant dans la peau de son coéquipier, tout comme l’inamovible Samuel L. Jackson même s’il n’apparait pas beaucoup.

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