Biopic Drame Espagnol

LETTRE À FRANCO (Biopic / Drame – Bien)

Aujourd’hui je me penche sur LETTRE À FRANCO (2020) qui va se pencher sur une page sombre dans l’histoire de la péninsule ibérique.

C’est une réalisation de Alejandro Amenábar (LES AUTRES) qui a adapté les derniers mois de la vie de l’écrivain Miguel de Unamuno. Il a écrit le scénario avec Alejandro Hernández

Dans LETTRE À FRANCO, on retrouve Miguel de Unamuno (Karra Elejalde) en 1936 lors de la prise de pouvoir par la force du général Franco dans le sud de l’Espagne.

J’ai trouvé ce drame Espagnol assez bon. Ne connaissant pas trop cette période historique, je l’ai trouvé fort intéressant. J’ai pu apprendre pas mal de chose grâce à celui-ci. Malheureusement, je dois dire que le contexte historique n’est pas bien présenté. Tout commence le jour du coup d’État. Il aurait été judicieux de nous faire un bref récapitulatif de la situation précédente afin que l’on puisse mieux comprendre les protagonistes. En effet, la psychologie et la réaction de chacun face à cet événement sont passionnantes à voir. Du groupe de trois amis, personne ne réagira pareil. Que ce soit un communiste, un chrétien, ou un républicain, la vision n’est pas la même sur la prise de pouvoir de Franco. C’est pour cela qu’un petit coup de pouce historique n’aurait pas fait de mal. Les compères sont très bons à commencer par celui qui occupe le rôle phare, Karra Elejalde. Luis Zahera et Carlos Serrano-Clark m’ont fait aussi une grosse impression. Il ne faut pas oublier l’une des pièces maitresses de ce film avec Santi Prego qui interprète Franco. Celui-ci donne une image peu connue du général. Un homme discret mais qui cache un affamé de pouvoir. Une double vision civil/militaire complémentaire. J’ai un doute cependant de la véracité historique de tous les faits afin de ne pas trop ternir l’image de Miguel de Unamuno. Tout n’est cependant pas idéal dans cette réalisation, notamment le rythme. Cela traine en longueur à de nombreuses reprises. Les 1h50 vont par moments se faire sentir. Quelques petites accélérations auraient été la bienvenue car les instants forts sont surtout à la fin.

Une LETTRE À FRANCO bien rédigé même si manquant de passion.

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