Aujourd’hui direction le Nord pour une des grandes villes les plus pauvres de France, ROUBAIX, UNE LUMIÈRE.

C’est Arnaud Desplechin qui réalise ce polar. Il a écrit le scénario avec Léa Mysius qui occupait déjà ce rôle pour L’ADIEU À LA NUIT sorti cette année.

Dans ROUBAIX, UNE LUMIÈRE, on retrouve le commissaire Daoud (Roschdy Zem) qui accueille le nouveau venu Louis (Antoine Reinartz). Celui-ci va butter d’entrer sur une enquête pas évidente.

Je n’ai vraiment pas aimé ce film policier. Au bout d’un moment, j’avais plus l’impression de regarder un reportage France 3 qu’autre chose. Plus le film avance, plus on tombe dans le misérabilisme poussé à l’extrême. Je pense que la narration à la Zola faites par Antoine Reinartz n’aide pas à se détacher de ce sentiment. Au passage, je n’ai pas supporté son personnage et son jeu d’acteur. Le casting est assez mauvais dans sa globalité. Heureusement qu’arrive une lumière avec Roschdy Zem qui est très convaincant mais aussi Sara Forestier dont la performance m’a épaté. Pour ne rien arranger, l’enquête principale n’est pas du tout passionnante. Au départ, durant la recherche des suspects, il y a un peu de mouvant, mais une fois qu’ils sont trouvés, ça devient chiant. On passe un bon tiers du film à vouloir les faire avouer dans des séances d’interrogatoire qui sont fatigantes. Il faut dire que Léa Mysius ne m’a jamais convaincu en tant que scénariste. Je n’ai aimé aucun des films où elle est à l’écriture, et c’était surtout à cause de l’histoire. 

ROUBAIX, UNE LUMIÈRE ne vend pas du tout du rêve que ce soit niveau polar mais aussi pour cette ville qui gagne une bien mauvaise publicité.

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