EUFORIA – Histoire fraternelle sur fond de cancer (Critique)

Titre : EUFORIA

Année de Sortie : 2019

Genre : Drame

Nationalité : Italien

En quelques mots : Histoire fraternelle poignante

En plongée, l’euphorie (EUFORIA en italien) est l’état de transe qui apparait lorsque l’on descend à une certaine profondeur. Après un sentiment de bien-être, le risque de se perdre devient réel et il faut vite remonter.

Production italienne et deuxième film réalisé par Valeria Golino. On remarquera que cette dernière a un attachement tout particulier aux titres comportant un seul mot. En effet, après MIELE en 2015 c’est au tour d’EUFORIA d’être à l’affiche.

Matteo (Riccardo Scarmacio) a la belle vie : super boulot, super appart à Rome, super bande de potes avec lesquels il passe le temps à faire la fête. Lorsqu’il apprend que son frère Ettore (Valerio Mastandrea) a une tumeur, il choisit de l’héberger chez lui…

Valeria Golino a choisi de présenter son film dans le dossier de presse en décrivant le sentiment d’euphorie en plongée et c’est plutôt un bon choix car c’est plus ou moins ce que l’on ressent lors de son visionnage. C’est en tout cas la même poésie qui en ressort. Le sujet principal abordé est celui de la relation fraternelle entre 2 frères que tout oppose dans la vie. Riccardo Scarmacio qui a tout réussi et qui brûle la chandelle par les deux bouts et Valerio Mastandrea qui apprend qu’il est atteint d’une tumeur, le premier décidant de s’occuper du second. Valeria Golino réalise un film centré uniquement sur ces deux personnages masculins. Il suffit de voir à quelle vitesse la mère et la femme sont écartées de l’histoire pour s’en rendre compte. La relation des 2 frères est très jolie, réaliste et émouvante. Elle n’est possible que grâce aux deux acteurs qui incarnent Matteo et Ettore. Scarmacio pour le premier excellent dans ce rôle de lutin qui profite à fond de la vie qu’il s’est lui-même offerte. Et Mastandrea, connu pour ses rôles plutôt dépressifs, qui est encore une fois très à l’aise dans son personnage au bord de la rupture. Du côté de la réalisation, Valeria Golino nous propose un très joli film, très esthétique tout en courbes, rotations et pointillés dans les images. Une grande recherche du sens de chaque plan est observable.

Bref, bonne surprise pour ce film italien, habituellement pas ma nationalité préférée dans le cinéma, qui navigue entre drame et comédie aigre-douce tout en traitant de l’accompagnement des personnes malades.

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