Les Survivants – Denis Ménochet voulait juste aider

Les Survivants | Ad Vitam

Les Survivants : Samuel part s’isoler dans son chalet au cœur des Alpes italiennes. Une nuit, une jeune femme se réfugie chez lui, piégée par la neige. Elle est afghane et veut traverser la montagne pour rejoindre la France. Samuel ne veut pas d’ennuis mais, devant sa détresse, décide de l’aider. Il est alors loin de se douter qu’au-delà de l’hostilité de la nature, c’est celle des hommes qu’ils devront affronter…   

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Les Survivants

Note : 1.5 sur 5.

C’est le premier long-métrage de Guillaume Renusson. Il a écrit le scénario avec Clément Peny (Maestro(s)). Les Survivants a été dans la sélection du Festival du Film Francophone d’Angoulême 2022. Ce thriller français est sortie le 4 janvier 2023 en salle.

Un périple entre la France et l’Italie

Que de mollesse pour un thriller. L’histoire met beaucoup trop de temps à s’installer. On ne sent aucune montée en puissance du propos. Puis, tout commence d’un coup. Étrangement, on sait que la situation de la fuite est dangereuse pour Samuel et Chehreh, mais on n’arrive pas à le ressentir. Cela parait trop évident que les deux vont s’en sortir. Pour ne rien arranger, il y a trop de passage incohérent. Le timing de la traque n’a pas grand sens. Cette “chasse aux migrants” ne semble pas logique dans son organisation, sa durée, et surtout sa prise de risque pour ces militants d’extrême droite. Les pièces ne s’emboîtent pas correctement et c’est agaçant.    

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Un grand manque d’impact

Si Les Survivants n’arrive pas à décoller, c’est en grande partie dû aux deux protagonistes. Pour faire simple, ils ne dégagent rien. Il y a un grand manque d’approfondissement. L’histoire traumatisante de Chehreh est balancée en trois phrases. Quant à l’expérience morbide de Samuel, elle n’est dite qu’à demi-mot. Les seuls éléments qui auraient pu faire pencher la balance ne sont pas utilisé. Cela ne donne pas beaucoup d’impact aux deux thématiques importantes qui sont l’exil des migrants pour Chehreh et surmonter le deuil pour Samuel.    

Comme depuis plusieurs rôles, Denis Ménochet est transparent. Ce rôle d’homme serpillière lui va très mal. L’acteur n’étant pas dénué de talent, il sauve tout de même les meubles. Par contre, Zar Amir Ebrahimi ne s’en sort pas trop mal. La lauréate du prix d’interprétation féminine à Cannes pour Les Nuits de Mashhad se laisse porter. On ne va pas parler du jeu caricatural des trois militants d’extrême droite notamment celui de Victoire Du Bois.   

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