Là où chantent les écrevisses – L’adaptation réussite d’un best-seller

Là où chantent les écrevisses : Kya, une petite fille abandonnée, a grandi seule dans les dangereux marécages de Caroline du Nord. Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur la  » Fille des Marais  » de Barkley Cove, isolant encore davantage la sensible et résiliente Kya de la communauté. Sa rencontre avec deux jeunes hommes de la ville lui ouvre à Kya un monde nouveau et effrayant ; mais lorsque l’un d’eux est retrouvé mort, toute la communauté la considère immédiatement comme la principale suspecte. À mesure que la vérité sur les événements dessine, les réponses menacent de révéler les nombreux secrets enfouis dans les marécages.

Là où chantent les écrevisses | Sony Pictures
Là où chantent les écrevisses | Sony Pictures

Là où chantent les écrevisses

Note : 4 sur 5.

C’est la seconde réalisation d’Olivia Newman après Mon premier combat (2020). Le scénario a été écrit par Lucy Alibar (Les Bêtes du sud sauvage). Là où chantent les écrevisses est tiré du roman du même nom de Delia Owens, sorti en 2018 et vendu à 12 millions d’exemplaires dans le monde. Ce thriller dramatique américaine est sortie le 17 août 2022 en salle.

Deux vies côte à côte

Il y a toujours une pression au moment de faire l’adaptation d’un best-seller. Surtout, quand on prend comme actrice phare est une femme n’ayant jamais fait de film sorti au cinéma. Ça va être à Daisy Edgar-Jones de porter ce nouvel étendard.   

Nous voici plongés dans les États-Unis des années 60. Direction l’État de la Caroline du Nord, et ses contrées marécageuses. L’ambiance de ce film va être délicieusement travaillée. On se sent rapidement immergé dedans. Les décors bien choisis, la photographie authentique, et la bande originale rétro, vont donner encore plus de force à cela. Ce sont donc des éléments-clés afin d’être totalement pris dans la partie thriller.   

Là où chantent les écrevisses | Sony Pictures
Là où chantent les écrevisses | Sony Pictures

Un manque de caractère

L’intrigue principale va être des plus passionnantes. Une mort arrive rapidement et toute la ville accuse Kya, “la fille des marais”. On se prend au jeu de l’enquête pour découvrir qui a tué ce jeune homme. Tout est bien réfléchi avec une cohérence globale parfaite. Le principale va se passer sous fond de flashback pour connaitre Kya, de son enfance, jusqu’au tragique jour. Il y a de la tension sur l’issue finale. Ce cas va nous permettre de voir le fonctionnement sociologique à l’époque. Le village est reclus lui-même et par réflexe les habitants accusent la marginale. Un réflexe toujours visible de nos jours. En revanche, le traitement “amical” envers les Afro-américains surprend, surtout quand on prend en considération le contexte historique.   

D’une manière globale, les protagonistes secondaires ne sont pas des mieux traités. Chacun est dans sa petite case sans en sortir. Malgré tout, les acteurs sont bons à l’image de Taylor John Smith, Harris Dickinson et Garret Dillahunt. En revanche, le personnage principal de Kya est très complet en transportant beaucoup d’émotions. Daisy Edgar-Jones faire un travail superbe en l’interprétant.   

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