Un monde – Le regard bouleversant d’un enfant sur le harcèlement scolaire

Un monde : Nora entre en primaire lorsqu’elle est confrontée au harcèlement dont son grand frère Abel est victime. Tiraillée entre son père qui l’incite à réagir, son besoin de s’intégrer et son frère qui lui demande de garder le silence, Nora se trouve prise dans un terrible conflit de loyauté. Une plongée immersive, à hauteur d’enfant, dans le monde de l’école.  

Un monde | Copyright Tandem
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Un monde

Note : 4.5 sur 5.

C’est le premier long métrage de Laura Wandel qui avait fait avant le court Les Corps Etrangers. Elle en a aussi écrit le scénario. Un monde a été dans la sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2021. Ce drame belge est disponible 26 janvier 2022 en salle.

La harcèlement ce fléau dans les écoles

Un Monde va aborder le thème sensible du harcèlement scolaire. Celui-ci se passe en Belgique, mais c’est un fléau qui touche tous les pays. Si l’adulte ne fait rien, malheureusement la construction sociale des relations entre enfants le provoque “naturellement”. L’enfant n’ayant pas forcément la notion du “bien & du mal”, sans un accompagnement, aucun élève n’est à l’abri. Dès la maternelle, cela peut commencer. Ce sont cependant les 9-14 ans qui se distinguent par leur violence. En France, les associations déclarent que 10 % des élèves seraient harcelés.    

Vu le contexte, l’histoire va être des plus tendues. Laura Wandel va nous plonger dans le milieu scolaire. Le récit va se passer en immense majorité au sein de l’établissement. Afin de préparer son film, elle a observé des cours de récréation pendant plusieurs mois pour comprendre ce comportement. Un monde donne l’unique point de vue de Nora. Une immersion totale qui est pertinente, car on va voir et ressentir la même chose qu’elle. Ce problème n’est donc pas abordé du point de vue pragmatique de l’adulte, mais de celui chaud de l’enfant.   



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Par la vision touchante de Nora

Cette décision va entraîner de nombreuses émotions. On se rend d’autant plus compte à quel point c’est déchirant de vivre ce harcèlement ou même de le voir subir par un autre. En tant qu’adulte, il est difficile de s’avouer que cela existe réellement et que nos chérubins ne sont pas forcément des petits anges.

Derrière ce drame, une critique du système est clairement posée. L’encadrement pédagogique n’est pas adapté à ce genre de problématique. On voit le manque de formation du corps enseignant. Il est visible que les plus jeunes professeurs sont au fait de cela, mais ceux plus anciens sont totalement déconnectés. Quant au parent, ils font leur possible, mais ce n’est pas toujours évident d’être impartial quand il s’agit de leur progéniture. Ce film est complet, car il souligne aussi que le manque d’accompagnement psychologique, après avoir vécu ce genre de situation, peut faire un effet boule de neige aux conséquences très négatives.   

Cela fonctionne, car les enfants sont tout simplement géniaux dans leur performance. L’attachement à eux est total. On va comprendre leur problème et la raison de chacun de leurs actes. Maya Vanderbeque est fantastique du haut de ses onze ans. Dans le rôle de son frère, Günter Duret est tout aussi convaincant. Finalement ne les voir qu’à l’école n’est en aucun cas un problème, car leur psychologie est parfaitement explorée. À noter la présence du français Karim Leklou. Même si on le voit peu, il fait efficacement ce père dépassé par la situation et faisant ce qui lui semble juste.    

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