Les Amants sacrifiés – L’enjeu d’une guerre entre un mari et sa femme

Les Amants sacrifiés | Copyright Art House

Les Amants sacrifiés : Kobe, 1941. Yusaku et sa femme Satoko vivent comme un couple moderne et épanoui, loin de la tension grandissante entre le Japon et l’Occident. Mais après un voyage en Mandchourie, Yusaku commence à agir étrangement… Au point d’attirer les soupçons de sa femme et des autorités. Que leur cache-t-il ? Et jusqu’où Satoko est-elle prête à aller pour le savoir ? 

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Les Amants sacrifiés

Note : 2.5 sur 5.

CC’est une réalisation de Kiyoshi Kurosawa. Il a écrit le scénario avec Ryusuke Hamaguchi qui a signé cette année le sublime Drive My Car, et Tadashi Nohara. Les Amants sacrifiés a obtenu le Lion d’Argent de la Meilleure Mise en scène à la Mostra de Venise 2020. Le 8 décembre 2021 en salle.

J’en attendais largement mieux de ce drame Japonais que j’ai trouvé moyen.  

Un mystère autour d’une région en guerre

En effet, c’est donc une grosse déception que ce film. J’en avais fait une de mes priorités de la semaine mais malheureusement je suis tombé de haut. Alors je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est mauvais mais je n’ai pas accroché. Peut-être à cause de son côté historique, mais je n’ai pas ressenti la magie que j’éprouve habituellement devant une œuvre nipponne. La romance n’est à mes yeux pas du tout poétique, elle est même un peu fade. Après, cela arrive tout de même à se maintenir à flot car ce n’est pas ennuyant et qu’on veut tout de même savoir ce qui va arriver à ce couple.   

De plus, l’histoire est un peu bancale autour de ce fameux secret que je ne vais pas dévoiler au risque de vous spoil. Tout ce que je peux dire, c’est que sur le papier l’idée n’est pas mauvaise, voire même réaliste pour l’époque de la Seconde Guerre mondiale, mais dans les faits l’application pèche un peu. J’avais du mal à y croire. Pourtant, j’étais un peu happé par cela car découvrir ce qui s’est passé en Mandchourie procure un certain suspense. Par contre, on va nous sortir des retournements de situation un peu forcé qui m’a fait perdre goût au récit. Je ne sentais pas de fluidité.   

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Pas suffisant pour pimenter une romance plate

Se déroulant en 1941, nous sommes plus dans une période de soupçons et de terreur qu’autre chose au Japon. Le pouvoir était sévère et à la recherche de potentiel traitre. C’est donc logiquement que l’élégance Japonaise de notre époque ne va pas se retrouver. Pour autant, en termes d’ambiance, je n’ai pas voyagé historiquement. Les événements se passent avant Pear Harbor donc il n’y avait pas les incessants bombardements Américains. Cependant, on était en plein dans la guerre sino-japonaise, mais cela n’a pas l’air d’affecter beaucoup la population. J’aurai pensé donc ressentir plus de pression malgré deux ou trois scènes un peu plus dures qui ressortent et dont j’ai justement apprécié l’apport. En plus, j’ai été impacté négativement par la musique extrêmement lourde. Ça m’agaçait même sur la fin. Le rendu de l’image n’est pas fou mais l’explication est technique. Le réalisateur a été obligé de tournée en 8K alors que ce n’était pas du tout adapté à ce qu’il voulait. Les images ont dû être retouchées en post-prod afin d’atténuer le rendu d’une telle résolution. 

Le plus problématique à mes yeux est la prestation de Yû Aoi. L’actrice Japonaise surjoue beaucoup trop. Elle est pénible à voir. À la fin je voulais seulement qu’il lui arrive malheur pour ne pas avoir à la revoir. Quant à Issey Takahashi qui joue son mari, il n’est pas mauvais pour autant il est un peu quelconque. Alors que ce couple est censé nous transporter, il pénalise plus qu’autre chose. En revanche, Masahiro Higashide, malgré son rôle secondaire, va apporter quelque chose d’intéressant. 

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