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FEAR STREET – Trilogie horrifique d’après R.L Stine (Epouvante-horreur – Très bien – Cinéma)

Cette trilogie Netflix est sortie durant le mois de Juillet respectivement le 2, le 3 et le 16. Les trois films font entre 1h45 et 1h52 pour un total de de 5h30. Tous ont été réalisé par Leigh Janiak d’après l’œuvre de R.L. Stine, l’auteur de Chair de poule.

À la suite d’une tragédie brutale à Shadyside, dans l’Ohio, un groupe d’adolescents rencontre accidentellement le mal ancien responsable d’une série de meurtres brutaux qui sévissent dans leur ville depuis plus de 300 ans.

FEAR STREET: 1994

On va donc commencer cette aventure horrifique dans les années 90. J’aime beaucoup ce côté rétro surtout qu’il est totalement assumé dans le style. On ressent bien l’atmosphère de l’époque à travers des décors et costumes réussis.

L’histoire est rapidement prenante. On est vraiment sur du « Teen Horror Movies » mais c’est fait de façon très efficace. Je pense notamment au rythme assez soutenu. De plus, le film va se permettre le luxe d’offrir de bon rebondissement, et donc un déroulé pas du tout linéaire.

Le côté gore est assumé avec des meurtres bien sanglants. Il n’y en a pas beaucoup, mais suffisamment pour bien kiffer. Ce n’est pas ultra-violent pour autant.

Le concept va donc tourner autour de cette ville de Shadyside qui est maudite, contrairement à sa voisine Sunnyvale, qui ne connait que prospérité. Cette idée va être bien exploitée tout au long du film. On sent qu’à n’importe quel moment, elle peut frapper. D’autant plus que l’historique meurtrier de la ville est bien résumé. Cela permet d’entretenir la légende avec des tueurs assez cool.

Ce fil rouge va donc devenir le fil conducteur de cette saga à travers l’élément de la sorcière Sarah Fier, auteur de cette malédiction au 17ème siècle. Sur la fin, on sent que la suite est nécessaire et que ce film ne peut pas se suffire à lui-même car il laisse sur un gros cliffhanger. La première brique est donc posée d’une très belle manière.

FEAR STREET: 1978

La seconde partie ne sera malheureusement pas au même niveau. Cette suite est pas mal mais ne procure pas le même plaisir. En tout cas, elle est bien connectée et fait un bon liant global.

Adieu les années 90 et direction les années 70. J’ai bien aimé l’idée du camp de vacances, qui va bien changé par rapport à son ainé. On sent la petite inspiration venue de Vendredi 13. Une chose est sûre, cette nouvelle ambiance fonctionne bien. Personnellement, j’avais hâte de voir tous ces petits marmots se faire trucider. Il faut bien être un peu sadique dans ce genre de film.

En revanche, la logique du camp réunissant Shadyside et Sunnyvale, est un peu tirée par les cheveux.

Surtout que finalement, on va tomber facilement dans des clichés que le premier avait réussi à éviter. Dommage d’aller dans la facilité car cela casse la dynamique positive. Des passages vont par exemple être trop appuyés.

De plus, j’ai été frustré par les parties horrifiques. Alors certes, on a encore pas mal de gore. Le sang va bien couler avec un poil plus de violence. Cependant, cela se passant dans un camp de vacances, les meurtres des jeunes adolescents sont censurés. Je n’ai pas beaucoup aimé. Si on tue des jeunes, il faut assumer jusqu’au bout.

Cette seconde partie comble le milieu comme elle peut en espérant la troisième finisse en beauté.

FEAR STREET : 1666

J’avais hâte d’entamer ce final, et je peux dire que mes attentes ont été comblé. En effet, on nous a réservé le meilleur pour la fin.

Cette fois, c’est direction le 17ème siècle et on va enfin connaitre l’histoire de Sarah Fier. L’atmosphère du village est tout simplement brillante. Cela m’a fait penser à un mix entre Le Bon Apôtre et Le Village. J’ai totalement accroché. Le style oscille brillamment entre le thriller et l’horrifique.

D’autant plus que l’histoire va prendre un tournant vraiment passionnant. Le récit ne se repose pas sur ses lauriers et veut encore nous surprendre.

Comme c’est le dernier film, forcément il va falloir conclure et pour cela direction le présent. Ce changement d’ambiance peut paraitre brutal mais on se replonge facilement dans le délire.

Cela fait plaisir aussi de retrouver les personnages qu’on avait quittés auparavant. Forcément, ils vont avoir un rôle clé pour combattre de nouveau cette malédiction qui continue d’empoisonner leur vie.

Il y a de l’énergie pour venir conclure cette trilogie horrifique. Les protagonistes ne vont pas manquer d’ingéniosité pour donner du dynamisme et nous offrir encore de bons moments. A noter que le gore baisse en quantité mais ce n’est pas pénalisant.

Pour conclure cette trilogie d’un aspect global, bien que le second opus soit un ton en dessous, l’ensemble est très bon. Je ne regrette pas une seconde d’avoir pris le temps de tout voir.

Les styles sont variés entre les différentes époques pour ne pas être rébarbatif, pour autant, il y a un liant fort. On sent que la continuité est bien respectée. Les références aux autres films sont nombreuses pour maintenir sans cesse l’attention.

Enfin, il faut souligner que les acteurs sont top. En tête il va avoir Kiana Madeira qui gère d’une main de maitre. Ceux qui l’entourent aussi assurent.

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