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Voici le temps des assassins – Jean Gabin se fait manipuler (Drame – Bien – Universciné)

À Paris, André Chatelin, un restaurateur au grand cœur, voit débarquer la fille de sa première épouse qu’il n’a pas vue depuis des années.

C’est une réalisation de Julien Duvivier. Il a écrit le scénario avec Charles Dorat, Maurice Bessy et Pierre-Aristide Bréal. Pour la petite anecdote, le titre est tiré du dernier vers du poème d’Arthur Rimbaud « Matinée d’ivresse ».

Le Festival du Vidéo Club organisé par CinéPop continue avec ce quatrième film. Cette dose des nostalgies m’a bien plus et peut même me redonner gout aux films des années 50/60.

Rien que le côté trente glorieuses m’aspire. Être plongé dans cette France d’antan c’est génial. Les coutumes ne sont pas les mêmes, et j’aime observer ce quotidien où tout paraissait plus simple et naturel. Certes, cela reste du cinéma mais j’aime me dire qu’avant ma naissance, il existait cette belle époque. Cette atmosphère a donc grandement contribué à mon agréable expérience.

Mais cela n’aurait pas été la même chose sans le grand et l’unique Jean Gabin. Les césars auraient existé à l’époque, son armoire en aurait été blindé. Sa performance est tout simplement remarquable. J’étais subjugué par lui. Son charisme naturel donne tout son caractère à ce drame.

Pour faire sa grande prestation, il a pu compter sur une Danièle Delorme toute aussi impressionnante. La jeune actrice à l’époque assume son rôle machiavélique de cette jeune femme venant manipuler son monde. Son habileté ressort dans un jeu très juste. En rôle plus secondaire, je salue aussi Gérard Blain.

Dommage que le scénario ne soit pas aussi exaltant. En effet, même si j’aime cette idée de cette demoiselle débarquant de nulle part et voulant faire sa place, cela semble trop facile. Son plan s’applique un peu trop facilement durant le dérouler sans grande résistance durant plus de 1h40. J’aurais aimé un peu de challenge pour mettre du piment. On savoure donc l’ambiance, le jeu d’acteur, la réalisation simple mais agréable, cependant, le rythme trop doux va se retourner contre le film.

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