Titre : BODIED

Année de Sortie : 2018

Genre : Drame 

Nationalité : Américain

A voir ? NON

Quand j’ai vu qu’il y avait une nouvelle production Eminem, j’ai sans hésiter commencer à regarder BODIED.

C’est le troisième long métrage du réalisateur Joseph Kahn, qui en a aussi écrit le scénario. Pour la petite histoire, il avait déjà fait des clips vidéo du célèbre rappeur américain dont le fameux « Without Me ». Ce film aura un petit côté « historique » en étant le premier diffusé en exclusivité sur la plateforme YouTube Premium.

Dans BODIED, on retrouve Adam (Calum Worthy), un étudiant qui veut faire une thèse sur le rap. Il va donc entrer dans le monde fermé des battles.

Sur plusieurs aspects, ce drame m’a plu, mais malheureusement ses qualités n’arrivent pas à compenser ses défauts. Il souffre d’une histoire qui n’est vraiment pas à la hauteur. Le petit étudiant qui en un claquement de doigt arrive à rentrer dans ce milieu pourtant très underground, j’ai eu du mal à y croire. Avancer avec ce personnage était pourtant une bonne idée. On est loin du cliché des gangsters qui font du rap et cela va rafraichir un peu ce style de film, mais lui faciliter autant la vie est dommage. Surtout, que les réactions des différents protagonistes sont tellement peu naturelles. Ça aurait donné dû contenue au scénario de rendre sa tâche plus ardue. Pour ne rien arranger, l’acteur Calum Worthy n’est pas terrible du tout. Le Canadien a une façon d’être qui m’a vite exaspéré. Bon en réalité, ce sont tous les acteurs que je n’ai pas supportés. Sauf Jackie Long qui n’est pas exceptionnel mais au-dessus du lot en tout cas. En fait, la seule chose qui m’a plu sont les battles. On aura des affrontements lyriques très bien mise en scènes et d’une bonne intensité. Les textes sont corrosifs et j’ai passé un vrai bon moment durant ces duels. Dommage qu’ils ne soient pas plus nombreux. Ça aurait laissé moins de place au grand n’importe quoi de l’histoire. Surtout quand on voit la manière dont se déroule la dernière battle. Ça part en vrille et ça gâche le seul plaisir du film.

BODIED exploite parfaitement sa thématique du rap, mais délaisse beaucoup trop les fondamentaux, le laissant à des années-lumière de l’autre référence en la matière, 8 MILE.