Blaze : Blaze, une jeune fille de 12 ans, est témoin d’une violente agression qui la traumatise. Elle se réfugie alors dans son monde imaginaire. Son père, qui l’élève seul, essaie tant bien que mal de l’aider à à affronter sa tristesse et sa colère.
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BLAZE
C’est une réalisation de Kathryn Barton qui en a aussi écrit le scénario. Blaze a eu 5 nomination aux AACTA Awards (équivalant César en Australie). Ce drame australien est sorti sur Filmo le 7 septembre 2023.

La dureté d’entrée
Il y a des films qui marquent plus que d’autres par la violence des faits exposés. Dans Blaze, c’est dès la première scène que cela arrive. C’est à travers le regard d’une jeune adolescente que l’on va vivre une expérience traumatique. Du haut de ses 12 ans, elle assiste au viol d’une adulte dans une ruelle. Ce passage est long et intense. Le film ne montre pas explicitement les images du viol, mais préfère se centrer sur ce que vit Blaze. Cette façon immersive de procéder fait que l’on ressent sa peur et son impuissance.
Entre culpabilité et colère
Par la suite, on continue en se penchant sur Blaze et les répercussions d’avoir été témoin de cela. Cet “après” est tout aussi difficile à vivre pour elle. D’un côté, elle se sent coupable de n’avoir rien fait. En tant qu’adulte, cela ne fait aucun doute qu’elle n’y pouvait rien, mais on comprend ce tiraillement d’un “et si … ». Blaze est aussi en colère de voir l’agresseur se promener librement dans les rues. Elle passe du statut d’innocence à celui d’une citoyenne se rendant compte des injustices de la vie.

Le monde extérieur en souffrance
Ce capharnaüm aura des répercussions sur ses relations avec les adultes. En tête vient celle avec son père. Simon Baker, célèbre pour son rôle dans « Le Mentaliste », excelle dans ce rôle. On ressent toute la difficulté d’être à sa place en tant que père, et le positionnement à avoir. Même si son père la soutient, tous les adultes ne sont pas forcément du même avis, comme en témoigne la scène du procès. L’avocate de la partie adverse attaque directement Blaze. Une image très difficile à supporter tant on a le désir ardent de la protéger.
Le monde imaginaire en refuge
Pour se préserver, Blaze se fait un monde imaginaire où se réfugier. Dans cette bulle, elle peut échapper à la dureté du monde des adultes. Ces parties, bien qu’intéressantes, sont parfois trop poussées et cela perturbe le rythme du film. Elle y trouve du réconfort en compagnie de son dragon imaginaire. Une méthode à double tranchant pour l’adolescente, car au lieu de parler, elle se mure dans le silence ce qui est encore plus destructeur psychologiquement. Julia Savage est plus que convaincante dans son interprétation.

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