La Nonne : La Malédiction de Sainte Lucie : Le mal n’a jamais été aussi proche : Valak, la nonne démoniaque de Conjuring revient… Dans le sud de la France.
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La Nonne : La Malédiction de Sainte Lucie
Deuxième opus dans la franchise Conjuring qui explore une de ses figures horrifiques les plus célèbres, La Nonne, alias Valak. Après avoir « terrorisé » la Hongrie, le méchant esprit prend ses valises démoniaques, et vient se mettre au vert dans le sud de la France. Réalisé par Michael Chaves, un réalisateur familier de cet univers, car il a également réalisé « La Malédiction de la Dame Blanche », ainsi que « Conjuring 3 : Sous l’Emprise du Diable ». Cet opus, parviendra-t-il à réanimer une franchise déjà en difficulté, ou va-t-il continuer de la faire sombrer ? Ce film d’horreur américain est sorti en salle le 13 Septembre 2023.
Quelques mots pour commencer !
Hélas, la franchise Conjuring semble avoir du mal à se sortir de sa recyclerie infernale. Recrachant jusqu’à l’écœurement ses gimmicks, il est dommage de penser qu’on peut faire un film en repompant à l’excès des scènes d’autres films de sa franchise. Ne parvenant pas à insuffler la moindre dimension horrifique, le métrage tombe instantanément dans le ridicule, enchaînant les choix navrants. Car avec une Nonne aussi présente que les bonnes idées dans son scénario ; une mise en scène pauvre… Il semble clair que la déception remplace l’horreur !
Détective Irene à la recherche du scénario
Ici, nous allons retrouver Sœur Irene, personnage principal du premier opus, qui aura « vaincu » Valak. Et bien que personne ne pensait que son retour, nous voici donc avec le duo principal en grands revenants, car le jeune Maurice sera également de la partie, et pas des moindres. Car le jeune Français se trouve avoir un colocataire bien particulier en lui…
Mais si ramener des personnages déjà connus du public semble être un choix logique, portant ses fruits depuis le début. On se retrouve ici avec un duo moins bien exploité que le couple Warren, et donc évidemment moins charismatiques. Ce qui pose problème quand on tente de leur poser des enjeux sur plusieurs films, quand le spectateur ne parvient pas à s’attacher.
Et quand le récit tente de nous emmener dans un semblant d’enquête suite à des suicides étranges de certains prêtres. C’est bien évidemment vers Sœur Irene que le Vatican va se tourner, car le scénario ne fait pas effort sur sa logique. Michael Chaves tente une nouvelle fois d’approcher l’horreur par une voie différente, un concept déjà présent dans son Conjuring 3. Mais là est l’un des plus gros problèmes du film, et de la franchise Conjuring, prisonnière de ses propres codes !
Le métrage repompe donc toute la saga pour parvenir péniblement à pondre ce nouvel opus, mais au détriment d’une écriture décente. Venant ici nous emporter dans une enquête mal ficelée (car inexistante), se transformant en quête vers un Mac Guffin. Le scénario se perd et semble oublier son objectif principal : effrayer son spectateur par ses effets horrifiques, et non sa médiocrité ! Avec des retournements de situation navrants, un climax qui frôle le nanar, des incohérences phénoménales… Il semble évident que personne ne semble avoir pris le temps de donner de la cohérence à tout ce fouillis.

La Warner tente de ressusciter (en vain) sa franchise
Mais que dire de ses quelques frasques horrifiques ? Car le métrage semble se rappeler par moments qu’il fait partie d’une franchise du genre, et va faire au mieux. Car on ne peut pas dire que le film soit riche en scènes frissonnantes, et encore moins inspirées !
En reprenant ouvertement, un nombre incalculable d’idées éculées des autres films de la saga, le film a comme un goût d’un plat réchauffé trop de fois. La caméra ne parvient même pas à y mettre un peu de nouveauté, ou de talents. En commençant par une gestion de la lumière absolument catastrophique, rendant le film incompréhensible par moments. La mise en scène souffre d’une photographie bien pauvre, que ce soit avec des décors ternes, et un jeu de lumière inexistant. En résulte inexorablement un ensemble bien fade, et ne parvenant pas à redonner du peps à ce nouvel opus. Et le constat s’aggrave quand l’horreur se mêle à tout ça, car comment avoir peur d’une nonne quasiment absente de son propre film ?
Et le film ne parvient pas à rendre cette menace latente, donnant plus d’impact à ses apparitions. Ici, Valak est totalement oubliable, n’étant reléguer qu’à ses apparitions cliché, et ses yeux fluorescents. En se perdant totalement dans son affrontement final, le démon devient un boss d’un mauvais jeu vidéo… Et c’est dans ces instants, que l’on regrette presque James Wan et ses inspirations ! C’est ce qui manque le plus à cette sage dévitalisée de toute idées, tentant de créer une franchise à succès, le film semble oublier son concept de base. Avec un bestiaire grotesque, digne d’un train fantôme, le film nous emporte dans des scènes navrantes, laides… Et ennuyantes au final !
Mais du coup, on passe ? Ou… on passe ?
Sans surprise, ce deuxième volet de « La Nonne » parvient à faire pire que son grand frère ! Venant certainement être le plus mauvais opus de la franchise Conjuring, le film affiche un mauvais goût rare ! Mais si on peut apprécier un nanar comme « Malignant« , c’est parce que James Wan, créateur de la franchise, assume son concept et ses hommages.
Bien loin de tout ça, le film préfère recycler les clichés usés de ses prédécesseurs, oubliant qu’il faut de l’idée pour faire un film. Avec un scénario aussi inconsistant qu’incohérent, on ne comprend pas ce qui se passe devant nos yeux meurtris. Possession absurde, exorcisme débile, démon inoffensif, et un vilain bouc… Voilà le programme désastreux ! Mais comme si ce n’était pas assez, le métrage tente de nous parler de la foi avec lourdeur, dans des scènes maladroites. Car rien ne va dans cette histoire bancale, mais pas assez pour tomber dans le nanar.
Avec sa mise en scène insipide, le réalisateur semble oublier que la sage s’inspirait d’autres genres, d’autres films. Et non pas sur son propre matériel, pour éviter le suicide artistique.
Ni effrayant, ni divertissant… Cet opus nous apprend au moins une chose avec sa conclusion idiote. Le vin éloigne les démons, et fait oublier les mauvais films !

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