Cannes 2023 – On a vu « Le Règne Animal » le prochain grand film de genre français !

À l’occasion de la 76e édition du Festival de Cannes, nous avons pu découvrir le prochain film du réalisateur Thomas Cailley: « Le Règne Animal« . Ayant la lourde tâche d’ouvrir la sélection « Un Certain Regard« . Pour son deuxième long-métrage, le réalisateur nous plonge dans le film de genre, accompagné par Romain Duris, Adèle Exarchopoulos et le jeune Paul Kircher. Est-ce que la relève du film de genre français est là ? On vous donne notre avis à chaud !

Mais de quoi ça parle en fait ?

Dans une société, pas si éloignée de la nôtre, à un détail près. Nous suivons la vie de François, et de son fils Emile, après l’internement de la mère dans un centre spécialisé, suite à une mutation inconnue. Un déménagement plus tard, une nouvelle vie commence, jusqu’au moment où une nouvelle mutation apparaît, et où la mère d’Emile s’échappe de son convoi de transfert. Comment ce duo va-t-il surmonter ces épreuves ? Est-ce que cette différence va les séparer ?

Et du coup, c’est comment ?

C’est peu dire qu’il est difficile d’aborder le fantastique dans le cinéma français. En effet, le cinéma de genre a toujours été un territoire un peu lointain, craint par certains réalisateurs, et attirant la réticence des producteurs. Et pourtant, des miracles arrivent, et c’est peut-être le cas de film !

Ici, le film nous plonge dans une expérience à la croisée des genres. Oscillant entre le fantastique, la comédie, l’horreur, le coming of age… Caillet multiplie ses influences, pour les infuser tout au long du récit. Et en s’appuyant sur une superbe photographie, la caméra s’envole pour nous livrer des instants de beauté et de poésie. En parvenant à utiliser son environnement naturel, le métrage nous transporte dans une contrée aux mille facettes, semblant être un territoire lointain (alors que nous sommes uniquement dans le Sud de la France). Nous sommes devant un film qui assume son penchant fantastique, ne venant pas tomber dans les travers de la suggestion timide, Caillet assume ses « monstres », et nous le montrent sous tous les angles !

Et cela dès sa scène d’introduction, le film embrasse son concept ! Pouvant compter sur des effets visuels d’une grande qualité, le métrage nous émerveille par ses créatures qui apparaissent à l’écran. Et pourtant derrière tout cela, c’est un véritable questionnement sur notre capacité à cohabiter ensemble qui est sur la table. La question de « l’autre » est en filigrane, avec cette communauté naissante, qualifiée de sauvage, car elle répond à des codes que les Hommes ne comprennent pas. Parviendrons-nous à vivre ensemble ? C’est là toute la question du récit !

Et parmi tout cela, nous retrouvons un trio formidable ! Que ce soit un Romain Duris parfait en père désemparé, une Adèle Exarchopoulos qui amène toujours ce vent frais. Sans oublier la grande révélation de Paul Kircher, qui crève l’écran ici !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

categories

subscribe to my blog