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OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire

Pour cette nouvelle mission, plus délicate, plus périlleuse et plus torride que jamais, OSS 117 est contraint de faire équipe avec un jeune collègue.

OSS 117

OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire

Pour ce troisième opus de OSS 177, c’est Nicolas Bedos qui prend la relève de Michel Hazanavicius, ce dernier ayant fait Le Caire nid d’espions (2006) et Rio ne répond plus (2009). Le scénario reste le même en la personne de Jean-François Halin pour adapter de façon parodique le personnage créé par Jean Bruce dans les années 50.

Après avoir adoré les deux premiers opus, j’attendais énormément celui-là. Alors certes, en soi c’est une comédie pas mal, mais elle n’est tellement pas au niveau des autres que l’impression reste négative.

En sortant de la salle je me suis dit « autant d’attente pour ça ? cela ne valait clairement pas le coup ». Je pense que le principal problème vient du changement de réalisateur. Il faut dire que Michel Hazanavicius a décliné car le scénario ne l’emballait pas. Cela ne commençait pas bien. Ensuite, le choix de Nicolas Bedos interroge. Alors certes ses deux premiers films, Monsieur & Madame Adelman (2017) et La Belle époque (2019) sont des réussites, mais ce ne sont pas des pures comédies. Il y a beaucoup de nuances sentimentales, ce qui n’est pas l’ADN de OSS 117. Le réalisateur essayera d’ailleurs de faire un passage dans ce genre mais c’est un petit flop.

J’ai ressenti pendant tout le film que ce personnage n’était pas son bébé et qu’il n’arrivait pas à retransmettre son essence comme le faisait si bien Hazanavicius.

Au-delà de l’humour, cela se ressent dans le traitement du personnage. On voit un OSS loin de son époque flamboyante. Il y a une volonté certaine de montrer qu’il a vieilli et qu’il n’est plus adapté à son temps. Cela ne m’a pas plu car ça brise une partie du charme. L’idole est tombée. C’est là qu’intervient le petit nouveau OSS 1001. Il est jeune et bellâtre avec un choix clair de jouer la carte « cool année 80 ». Un côté rétro kitsch mais qui sonne faux. La mayonnaise entre les deux OSS ne prend pas. J’ai nettement préféré les parties où 117 était seul.

Il faut dire que Jean Dujardin vit son rôle et il est impossible de faire mieux. Alors certes, Pierre Niney n’est pas mauvais, et son énergie fait plaisir à voir. Cependant, il manque ce petit truc qu’il n’arrivera pas à avoir du tout long. J’attendais l’association des deux acteurs, finalement j’aurais préféré n’en voir qu’un seul à l’écran.

Autre gros problème, et pas des moindres, vient du côté humoristique. Ce serait mentir de dire que je n’ai pas rigolé, mais cela n’est rien en comparaison des autres. J’avais l’impression qu’une fois en Afrique, l’agent secret n’arrivait pas à se lâcher comme avant. La dynamique des blagues ne prenait pas car il était sur la défensive. Le meilleur passage restant le village, le seul où il est dans ses monologues totalement cliché qu’on avait tant aimé auparavant. Cette comédie n’ose pas assez. Fini le personnage décomplexé qui ne se soucie que de sa petite personne, maintenant il ne veut pas froisser, et ça fait un peu chier. Bedos veut se moquer du fait « on ne peut plus rire de rien » en tournant cela au ridicule mais tombe dans son propre piège et n’est pas une réussite.

Forcément, cela entraine un gros problème de rythme. Le rire est par séquence parsemée et le temps commence à paraitre un peu long par moments. J’ai voulu, j’ai essayé, mais je n’ai pas réussi à me prendre dedans.

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