Aventure Drame Fantastique

La Montagne sacrée – Alejandro Jodorowsky part dans son trippe

Après une série de procès et de tribulations, un voleur vagabond rencontre un maître spirituel qui lui présente sept personnages riches et puissants, représentant une planète du système solaire.

La Montagne sacrée

La Montagne sacrée

Note : 1.5 sur 5.

C’est une réalisation du Franco-chilien Alejandro Jodorowsky qui s’est librement inspiré du roman inachevé du poète René Daumal, Le Mont Analogue. Il a écrit le scénario durant un voyage de 40 jours au Mexique. Le film a été présenté en avant-première Hors Compétition au Festival de Cannes en 1973.

Pour cette sixième étape du Festival du Vidéo Club, on va s’arrêter au Mexique pour un drame fantastique pas du tout à mon goût.

Au vu de ses diverses notes sur des sites comme AlloCiné ou Imdb, j’ai l’impression que la majorité de ceux qui l’ont vue, ou en tout cas donné leur avis, l’a beaucoup aimé. Ce n’est pas mon cas pour une raison simple, je ne supporte pas ce genre de film se voulant « intellectuelle ». Je ne suis pas du tout contre le fait qu’un message soit porté à travers une œuvre cinématographique, bien au contraire, mais pas sous cette forme. En effet, il ne se passe pas une seconde sans qu’on voie une métaphore perchée. Je trouve qu’on tombe dans l’excès et qu’à force de faire des réclamations, le message s’estompe.

De plus, celles-ci sont parfois tellement évidentes que ça en devient lourd. Alors que certaines sont subtiles, la majorité va être grossière donnant un sentiment d’overdose.

Cette mise en forme m’énerve d’autant plus qu’à force d’en faire trop, cela nuit aussi au fil conducteur. Pour parler à une majorité, il faut une histoire qui se tienne un minimum. Sinon le discours est réservé à une infime partie de la population, partageant déjà les idées du réalisateur, et n’ayant donc n’offrant qu’un impact minime au film.

Tout cela est d’autant plus dommage que je suis d’accord pour la plupart du temps avec ce qui est dénoncé sur les vices de la société avec la guerre et l’argent par exemple. Le passage des planètes est très ingénieux et a réussi à me prendre. Malheureusement, à l’image du reste, cela va encore tomber dans la surenchère incessante.

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