Titre : THE IRISHMAN

Genre : Thriller / Biopic

Sortie : Novembre 2019

Avis global : A Voir

Netflix frappe un grand coup en distribuant THE IRISHMAN (2019), le dernier film de Martin Scorsese, sans que celui-ci ne sorte en salles.

Le réalisateur américain, oscarisé en 2007 pour LES INFILTRÉS, adapte le livre I Heard You Paint Houses: Frank ‘The Irishman’ Sheeran and the Inside Story of the Mafia, the Teamsters, and the Final Ride by Jimmy Hoffa écrit par Charles Brandt, qui relate la vie de Frank Sheeran. Le scénario a été écrit par Steven Zaillian (AMERICAN GANGSTER). Dans THE IRISHMAN, on retrouve Frank Sheeran (Robert De Niro), un ancien soldat qui va commencer à travailler pour la mafia italienne.

Ce n’est pas mon Scorsese préféré, mais il est tout de même de très bonne qualité. Malgré sa longueur (3h30), il se doit d’être vu pour ceux qui aime ce réalisateur ou les films de mafieux. Personnellement, je me serai bien passé de la dernière partie qui casse le mythe du gangster, mais je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous spoil. L’histoire est passionnante. Le récit est captivant et on ne voit pas le temps passer. C’est sobre mais efficace. On revient sur un toucher cinématographique qui s’oublie. Je resterai toujours fan de ce style « old school » qui nous rapporte à un âge d’or pour ce genre de film. Rien n’est laissé au hasard dans le déroulé et c’est un plaisir. J’avoue tout de même qu’il faut bien suivre car par moments les explications sont succinctes. Mais on ne va pas se mentir, l’une des choses qu’on attend le plus est le casting de rêve. Le retour du duo qui a fait tant de merveille : Robert De Niro et Joe Pesci. Leur prestation est géniale. Ils sont faits dans un moule unique qui s’est cassé depuis. Cerise sur le gâteau, on aura la première apparition de Al Pacino dans une réalisation de Scorsese. Avec ces trois-là j’étais ailleurs, plongé dans la vie folle de Frank Sheeran. Par contre je suis moins fan de l’effet rajeunissement qui ne m’a pas convaincu.

THE IRISHMAN est une réussite et ce n’est pas pour rien qu’il relance le début sur la crise du cinéma avec les plateformes de streaming.