Beetlejuice Beetlejuice – Vers un retour de Tim Burton ?

Synopsis : Après une terrible tragédie, la famille Deetz revient à Winter River. Toujours hantée par le souvenir de Beetlejuice, Lydia voit sa vie bouleversée lorsque sa fille Astrid, adolescente rebelle, ouvre accidentellement un portail vers l’Au-delà. Alors que le chaos plane sur les deux mondes, ce n’est qu’une question de temps avant que quelqu’un ne prononce le nom de Beetlejuice trois fois et que ce démon farceur ne revienne semer la pagaille…

AVIS GLOBAL

Note : 3.5 sur 5.

36 ans, c’est le temps qui sépare le premier opus de Beetlejuice de sa suite, toujours réalisé par Tim Burton. Alors que ce dernier semble s’être quelque peu perdu ces dernières années entre productions formatées et un certain manque de consistance, le réalisateur semble revenir à ses premiers amours avec cette suite au départ inattendu mais finalement plus qu’appréciable.

Warner Bros Pictures / Beetlejuice Beetlejuice

Un univers toujours aussi génial

Si l’on devait relever le plus gros point fort du film, ce serait sans nul doute son univers. Au travers d’effets pratiques plaisants dans une industrie tournée en général vers le numérique, Tim Burton prolonge l’univers crée dans les années 80 avec toutes sortes de bizarreries innovantes, allant toujours plus loin dans l’insolite. Son monde des morts, à l’inverse de celui des vivants, est riche et plein de trouvailles.

Il en va de même avec sa mise en scène généreuse, en témoigne sa dernière scène musicale, prenant son temps pour laisser la place à ses personnages/son casting. Tim Burton a un matériel qui lui fait plaisir et nous pouvons ainsi sentir le fait qu’il s’amuse avec, comme s’il n’avait pas pu le faire depuis bien longtemps. Il va même jusqu’à nous gratifier d’une scène en animation ou d’une autre dans le style de ce que fait Mario Bava, en noir et blanc et italien.

Pour parfaire cet univers, nous retrouvons les compositions du compositeur fétiche du metteur en scène, Danny Elfman. Elles reprennent plus ou moins ce que nous connaissions déjà à l’époque avec plusieurs ajouts, donnant une bande sonore agréable, rythmant l’œuvre de manière générale.

Warner Bros Pictures / Beetlejuice Beetlejuice

Là où le bât blesse : le scénario

D’une manière générale, et si l’on prend la trame principale, le film est simple et suit son cours, nous permettant d’apprécier l’univers décrit plus haut. Pas de fioritures, sans doute bien trop lisse et cousu de fil blanc. Mais ceci laisse la place aux idées esthétiques de Tim Burton et laisse ainsi oublier cette platitude scénaristique.

Le côté plus problématique est la multitude d’arcs narratifs ouverts et soit non refermés, soit terminés d’une manière abrupte. Tel personnage est amené et, en plus d’un parcours prévisible, se termine brusquement sans réel impact sur le reste de l’histoire. On en vient même jusqu’à se dire que si nous enlevions certains personnages de l’équation, rien ne changerait, à l’instar de celui de Monica Bellucci, aussi charismatique qu’inutile. Et c’est frustrant.

Il reste néanmoins une bonne écriture de dialogues et surtout un humour qui peut-être ne plaira pas à tout le monde mais qui s’inspire à la fois de la propre filmographie du réalisateur ou d’autres grandes figures du septième art comme pourrait être l’humour absurde des ZAZ, le collectif derrière Y a-t-il un pilote dans l’avion entre autres.

Warner Bros Pictures / Beetlejuice Beetlejuice

Un casting qui s’éclate

Michael Keaton est de retour et quel plaisir ! Il s’amuse, il profite et se donne à fond dans son rôle. Il en va de même pour Catherine O’Hara, toujours aussi insupportable dans son rôle de Delia Deetz, mais ceci à la perfection. Un peu plus de retenu pour Winona Ryder, qui semble s’amuser tout autant mais reste moins présente (à moins que cela soit son personnage assez peu intéressant dans sa globalité).

Du côté des nouveaux venus, Justin Theroux s’en sort à merveille, Willem Dafoe en fait des caisses pour notre plus grand plaisir et la star montante Jenna Ortega, même si nous pourrions lui reprocher de s’attribuer bien souvent le même rôle, trouve parfaitement sa place dans cet univers burtonien. Comme dit plus haut, s’il y un problème, il s’agit plutôt de l’écriture des personnages souvent inconsistante comme celui de la compagne de Burton, à savoir Bellucci, qui livre une interprétation certes effacée par le scénario mais qui se fait plaisir sur le tournage.

Pour conclure, derrière un scénario qui pêche profondément et quelques défauts par-ci par-là, il en résulte de cette suite un véritable divertissement honnête, où le spectateur prend du plaisir. Le référencement n’est pas de trop comme dans beaucoup des remakes et autres reboots des années 80 et le tout se laisse suivre de manière extrêmement plaisante, avec honnêteté. Un retour de Tim Burton ? Et pourquoi pas !

11 septembre 2024 en salle | 1h 44min | Comédie, Fantastique, Epouvante-horreur

De Tim Burton | Par Alfred Gough, Miles Milla

Avec Michael Keaton, Jenna Ortega, Winona Ryder…

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