Cannes 2024 – On a vu « The Apprentice », un film inégal sur l’ascension de Trump

Après Cannes devrais-je le voir ?

Alors que la campagne présidentielle bouillonne aux Etats-Unis, le réalisateur iranien, Ali Abbasi, vient lancer un projet fou, et risqué. Raconter l’ascension d’un jeune entrepreneur, qui deviendra président : Donald Trump ! Présenté en Compétition Officielle, le projet intrigue, le cast séduit, et le réalisateur fait envie. Alors, est-ce la success story de l’année ? Où le portrait d’un mad man en devenir ? On vous donne notre avis à chaud !

The Apprentice | The Searchers

Mais du coup, ça parle de quoi ?

Donald John Trump, fils du promoteur immobilier Fred Trump, a de grandes ambitions ! Si l’héritage de son père semble se désagréger peu à peu, Donald ne perd pas de vue son objectif : se construire un véritable empire. Au détour d’un dîner dans un restaurant où les personnages influents de l’époque se retrouvent, Donald va rencontrer l’homme qui va l’aider à changer son destin. Avec Roy Cohn, la genèse de l’empire Trump est assurée, mais que se passerait-il si l’élève devenait plus vicieux que le maître ?

The Apprentice | The Searchers

Et du coup, on en pense quoi ?

The Apprentice est un métrage assez inégal ! Bien qu’il comporte plein de bonnes idées, de passages intéressants… Le tout est emballé dans un récit assez brouillon, qui accumule les errances, et certaines facilités dommageables.

Pourtant, la relation entre Cohn et Trump est très clairement la force principale du film ! En passant un accord presque faustien, Trump se voit recevoir un enseignement qui semble faire écho avec la figure que l’on connaît aujourd’hui. En assistant à la naissance d’une personnalité totalement ubuesque, le film prend en force. Toujours attaquer, toujours nier, ne jamais avouer sa défaite…

Ces trois règles résonnent en nous de manière très claire, et Abbasi joue évidemment sur ces points pour envoyer des piques qui font mouche ! Et c’est ainsi que nous voyons comment le jeune Trump obtient les passe-droits pour racheter, reconstruire ses édifices, maintenant célèbres. Lobbying, détournement fiscal, chantage… Tous les coups sont permis pour permettre à Donald d’atteindre les sommets.

Et si Sebastian Stan parvient à plutôt bien rentrer dans la peau de ce mégalomane à la crinière ardente, en reprenant ses mimiques labiales avec malice, on peut également souligner le jeu méchamment délicieux de Jeremy Strong, dans la peau du tyran Roy Cohn. Le duo fait mouche ici, où chacun parvient à s’épanouir dans son rôle, et parvient à installer une dynamique assez impitoyable !

Mais qu’il est dommage de constater que le reste des scènes viennent faire retomber le soufflé. Que ce soit dans un manque de férocité dans le portrait du jeune Trump, un enchaînement de scènes assez bancales, ne parvenant pas toujours à faire honneur à ses inspirations. On se retrouve face à un ensemble convenable, malgré un cast secondaire un peu plus faible, un récit qui se perd un peu… Pour un résultat qui manque de mordant, mais pas d’autobronzant !

Prochainement | 2h 00min | Drame

De Ali Abbasi | Par Gabriel Sherman

Avec Jeremy Strong, Iona Rose MacKay, Sebastian Stan

Ce film est présenté en Compétition au Festival de Cannes

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