Chroniques de Téhéran – Panorama d’une société sous pression

Chroniques de Téhéran : Un homme déclare la naissance de son fils. Une mère habille sa fille pour la rentrée. Une élève est convoquée par la directrice. Une jeune femme conteste une contravention. Une jeune fille se présente à un entretien d’embauche. Un jeune homme vient retirer son permis de conduire. Un homme au chômage répond à une annonce. Un réalisateur demande une autorisation de tournage. Une femme cherche à retrouver son chien. Neuf visages de la vie quotidienne à Téhéran.

AVIS GLOBAL

Note : 4 sur 5.

Une critique puissante

Le film « Chroniques de Téhéran » se distingue par son format original, composé de neuf saynètes indépendantes, chacune dépeignant un individu confronté à l’oppression institutionnelle dans la capitale iranienne. Cette mosaïque narrative offre un panorama saisissant des travers de la société iranienne, tout en maintenant une unité thématique puissante : la critique du système.

Chaque vignette met en lumière un aspect de la rigidité et du contrôle étatique qui imprègne la vie quotidienne des Iraniens. Qu’il s’agisse de la bureaucratie kafkaïenne, de la censure religieuse, de la surveillance policière ou du patriarcat omniprésent, le film expose la manière dont le pouvoir en place restreint la liberté et l’expression individuelle.

Chroniques de Téhéran | ARP Sélection
Chroniques de Téhéran | ARP Sélection

Un regard subversif et percutant

Dans la tradition du cinéma iranien, les réalisateurs, Ali Asgari et Alireza Khatami, adoptent une approche subtile et subversive pour critiquer le régime. En filmant du point de vue de l’oppresseur, toujours hors-champ et sans visage, ils soulignent son omniprésence invisible et son pouvoir écrasant. Cette technique confère au film une dimension symbolique forte et accentue le sentiment d’impuissance des personnages face à l’arbitraire de l’autorité.

La dernière saynète offre une note légèrement plus positive, suggérant la possibilité d’une résistance et d’un changement. Cependant, cette lueur d’espoir reste fragile et teintée d’incertitude, reflétant la réalité complexe de la vie en Iran.

13 mars 2024 en salle | 1h 17min | Comédie, Drame

De Ali Asgari, Alireza Khatami | Par Ali Asgari, Alireza Khatami

Sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes

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