Une affaire d’honneur : Paris 1887. À cette époque, seul le duel fait foi pour défendre son honneur. Clément Lacaze, charismatique maître d’armes se retrouve happé dans une spirale de violence destructrice. Il rencontre Marie-Rose Astié, féministe en avance sur son époque, et décide de lui enseigner l’art complexe du duel. Ils vont faire face aux provocations et s’allier pour défendre leur honneur respectif.
UNE AFFAIRE D’HONNEUR
Le nouveau film de Vincent Perez prend place à Paris, en 1887. À cette époque, seul le duel fait foi pour défendre son honneur. Clément Lacaze, charismatique maître d’armes se retrouve happé dans une spirale de violence destructrice. Il rencontre Marie-Rose Astié, féministe en avance sur son époque, et décide de lui enseigner l’art complexe du duel. Ils vont faire face aux provocations et s’allier pour défendre leur honneur respectif. Une affaire d’honneur emprunte quelques-uns de ces personnages aux vraies années 1880 de la France, comme Marie-Rose Astié par exemple. Ce drame historique français est sorti au cinéma le 27 décembre 2023.
Le duel au centre du récit
S’il y a bien un point fort au film, c’est sa mise en scène des scènes de duel, et d’affrontement en général. Vincent Perez se sert de ces scènes charnières comme appuis pour tout le reste de son film : tout ce qui se passe en dehors des duels monte en tension, mais n’arrive à son paroxysme que lors de l’affrontement. Les duels signent l’apogée émotionnelle des relations et des conflits mis en place auparavant. C’est pour cela qu’elles sont si efficace, car le spectateur est moralement impliqué avec l’un des deux personnages. Il vit le combat comme si c’était un vrai match de foot, en ayant envie que l’un des deux triomphe.
Cette mise en scène se fait au travers de plans à différentes échelles, alternant les points de vue et les vitesses. La caméra est précise et ne bouge pas dans tous les sens, ce qui fait qu’on a moins envie de vomir que devant les Trois Mousquetaires. De plus, les combats ne se font pas seulement à l’épée, ce qui apporte une certaine nouveauté à chaque fois.
Le duel au pistolet est particulièrement marquant ; le décompte ainsi que le manque de visibilité qui fait qu’on ne sait pas qui a tiré, et qui est touché, rendent la tension particulièrement efficace. Les effets spéciaux semblent vraiment réels, et les performances des acteurs, dont Roschdy Zem, renforcent la véracité de la scène.
Des destins croisés
Au début du film, on suit deux histoires assez parallèlement, qui ne semble être liées en rien, si ce n’est qu’elle passe toutes deux éventuellement par la salle d’arme. Enfin, on se doute bien que Lacaze le maître d’arme et Astié, la féministe vont voir leurs chemins se croiser.
C’est fait assez peu subtilement, enfin, Lacaze ayant entendu parler de cette dernière lors de ses altercations avec les hommes misogynes de la salle d’armes, il décide de la choisir comme défenseure de son honneur. Lacaze entraîne donc Astié, pour qu’elle puisse battre celui qui l’a humilié à répétition. S’ensuit alors une histoire d’amour un peu forcée ; quand est-ce que des personnages féminins pourront elles avoir un rôle principal dans un film sans love interest masculin ?
Le film se veut « féministe », et il a le mérite de mettre en scène un personnage féminin fort, dans des combats physiques et moraux, la présentant digne de ce qu’elle est : une femme qui se bat. Néanmoins, il est dommage que juste après que le personnage féminin fort du film ait battu un homme, le personnage de Lacaze dise que « le combat n’est pas pour les femmes ». On vient de nous prouver le contraire, et cette phrase vient décrédibiliser le propos du film.
Un film qui ne révolutionne pas le genre, mais qui, par une mise en scène efficace, pose de solides bases de film historique (de capes) et surtout d’épées.
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