Aquaman et le Royaume Perdu : Black Manta, toujours hanté par le désir de venger son père, est maintenant plus puissant que jamais avec le légendaire Trident Noir entre ses mains. Pour l’anéantir, Aquaman doit s’associer à son frère Orm ancien roi d’Atlantide et actuellement emprisonné. Ensemble, ils devront surmonter leurs différences pour protéger leur royaume et sauver le monde d’une destruction irréversible.
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AQUAMAN ET LE ROYAUME PERDU
James Wan continue sa plongée dans l’univers DC avec un deuxième opus sur les aventures d’Aquaman. Une production lancée avant le reboot enclenché par James Gunn, ce film fait donc partie des anciennes ruines du fameux DCEU. Le réalisateur des deux premiers volets de la saga « Conjuring », connu pour ses exploits nanardesque, avait su séduire les spectateurs, avec un premier opus, exubérant, à la limite du mauvais goût. Est-ce que le charme va-t-il une nouvelle fois opérer ? Alors que DC peine à redresser la barre, enchaînant les échecs. Avec un tournage, et une promotion troublée par des polémiques. Pouvons-nous dire que le résultat aura évité le naufrage ? Ce film d’action américain sort en salle mercredi 20 Décembre 2023.

Mais hélas, pour DC et Warner, ce nouvel opus est un nouveau naufrage ! Au fil des métrages, le navire ne cesse de sombrer, et cette dernière production est un nouveau poids dans la calle. Massacré au fil de réécritures et de reshoots, clairement visibles. Le résultat est un agglomérat informe, manquant cruellement de savoir-faire pour livrer un divertissement, un minimum honnête. Visuellement indigeste, avec un cast aussi mauvais qu’inconsistants. On se retrouve propulsé dans un nouveau chaos de production, pour notre plus grand déplaisir…
Les abysses des CGI font sombrer le « spectacle »
Si il y a bien un point que tout le monde pointe du doigt ces dernières années, et en particulier sur les blockbusters super-héroïques. C’est bien le niveau de finition sur la partie visuelle, qui fait cruellement défaut, pour la plupart des productions récentes.
Et sans surprise, ce métrage ne fera pas partie des (rares) exceptions. Non pas par manque de moyens, mais plutôt à cause d’une stratégie désastreuse, laissant les plaies ouvertes et visibles à l’écran. Et comme la majeure partie du film se déroule dans des environnements numériques, nos yeux deviennent à leur tour, meurtris par le désastre. Que ce soit avec des problèmes évidents d’incrustations, voyant très souvent les visages bouger sans raison. Ou bien encore les rajouts numériques baveux, comme ceux des cheveux, ici tout bonnement abominable !
On ne peut pas vraiment blâmer le réalisateur (tant il reste peu de sa patte à l’écran), ou encore moins les équipes des effets visuels. Mais davantage le studio, qui est toujours incapable de gérer sa franchise ! En enchaînant les changements scénaristiques, les reshoots… Le temps aura clairement manqué pour cet opus. Où le tout baigne dans un mauvais goût affligeant, mais où la médiocrité du résultat final se révèlera être plus drôle que le reste du métrage.
Avec une mise en scène cruellement molle, continuant de s’enfoncer après chaque scène d’action mal montée. Ou ses créatures marines mal animées… le résultat global se rapproche davantage du jeu vidéo que de long-métrage. On continue de voir Warner ramer avec son DC Universe, en attendant son nouveau sauveur, le studio joue au nécromancien, ou plutôt au bourreau… Ce film aura éclipsé les quelques bonnes idées visuelles du premier opus, pour nous livrer une mauvaise mixture, aussi consternante que repoussante.

Un récit aussi morcelé que boursouflé
Mais que serait un naufrage, sans un récit à la dérive ? Pas de panique, tout a été pensé… Ou pas !
Car on se rend très rapidement compte du vide abyssale qui se dévoile devant nos yeux. En commençant par des problèmes assez grossiers sur la caractérisation de ses personnages. Car on va rapidement constater que l’ensemble des personnages du récit n’auront qu’une fonction, la figuration ! Et peu importe que la plupart des visages furent tous issus du premier volet, notamment l’antagoniste principal : Black Manta. Tous les personnages secondaires ne seront que des ombres, creuses et presque invisibles.
L’exemple le plus flagrant sera Amber Heard, qui a presque autant de temps à l’écran que le reste de ses comparses. Ce qui nous donne une bonne idée du peu de traitement accordé à cette petite constellation de personnages. Et ce manque de profondeur, sur l’ensemble de son récit d’ailleurs, va avoir un impact assez fort sur notre désintérêt pour les événements du métrage. Au lieu de cela, on se contente de retrouver Jason Momoa, affublé de lentilles de contact mal posées, avec un jeu relativement grotesque.
Plongé dans un duo avec son frère ennemi, Orm. Les deux personnages se retrouvent dans un étrange récit, au message écologique aussi développé que ses personnages. Le scénario se contentera d’empiler les réécritures, sans parvenir à créer un ensemble cohérent, et ne parvenant pas à trouver le bon rythme. Ni à comprendre les bases de l’écriture apparemment. En rajoutant des blagues de mauvais goût, un royaume aussi perdu que le reste du scénario… Nous voilà face à un Frankenstein narratif, mais où les ficelles ne parviennent jamais à faire tenir le tout. Encore moins avec ses superbes pubs pour la bière Guinness.

Au final, on passe ou on plonge ?
« Aquaman et le Royaume Perdu » est le condensé de tous les reproches faits aux films du genre. Une révérence ratée pour l’ancienne version de l’univers DC.
Souffrant des ingérences d’un studio qui ne maîtrisait plus sa franchise, le métrage souffre d’un traitement visuel désastreux. N’ayant même pas eu la bonne idée d’embrasser le côté pop décérébré du premier volet, et n’exploitant jamais son concept aux côtés horrifiques… Le résultat est un désastre visuel, où la surcharge numérique fait mal. Ne pouvant même pas se reposer sur ses (trop rares) scènes d’actions. La mise en scène, et le montage, souffrent d’un manque de cohérence évident.
Et ce manque de cohérence se retrouve également dans un récit qui crie au secours, tant le scénario sombre dans un vide total. Truffé d’incohérences, de trous scénaristiques, de personnages fantômes… On se retrouve propulsé dans une aventure inexistante, sans enjeux. Avec une menace qui ne réalisera jamais son potentiel, pour être anéantie 25 minutes après sa grande révélation. On regrette amèrement ce manque de fun, mais surtout de matière !
Une chose est certaine, le reboot de cet univers semble plus que nécessaire, si Warner veut arrêter l’hémorragie financière, et artistique !
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