Cannes 2023 – on a vu « The New Boy », un film mineur que Cate Blanchett ne sauvera pas

Le réalisateur Warwick Thornton revient à Cannes, 14 ans après « Samson et Delilah« , qui était également présenté dans la sélection Un Certain Regard. Cette fois, il nous plonge dans l’Australie des années 40, et s’accompagne dans la brillante Cate Blanchett. En ouvrant la question de la foi, dans une contrée où la conversion des aborigènes est encore une tâche ardue, le réalisateur souhaite aussi peut-être explorer son propre rapport à cette foi, et à son passé. Mais est-ce que ce film se rapproche du divin ? Ou bien de l’hérésie totale ? On vous donne notre avis à chaud !

Mais de quoi ça parle en fait ?

En Australie, dans les années 1940, un monastère reculé va recueillir un jeune aborigène en plein milieu de la nuit. Alors dirigée par une nonne assez autodidacte, le monastère semble mener une vie paisible et organisée au millimètre. Mais est-ce que l’arrivée de ce jeune nouveau ne va pas perturber l’équilibre fragile de cette communauté ? Que se passera-t-il si des signes divins apparaissaient ? Venant ébranler la foi de certains membres de ce monastère.

Et du coup, on en pense quoi ?

Hélas, « The New Boy » ne parvient pas à s’élever au niveau de l’idole qu’il souhaite aborder. Et cela, malgré la présence de Cate Blanchett, qui ne pourra pas combler tous les défauts. Bien que l’actrice parvienne à donner du corps à cet ensemble. On ne peut nier qu’elle ne livre pas sa performance la plus mémorable, dans la toge de Soeur Eileen. Pour l’accompagner, un cast secondaire un peu méconnu, certes, mais qui n’a pas à rougir de la prestation globale qui est ici délivrée ! En formant un bloc de figures adultes attachantes, mais aussi conflictuelles.

Mais là où les défauts vont commencer à faire surface, c’est sur son déroulé narratif, comme sa mise en scène. Sur le premier, nous allons rapidement voir un récit qui tourne bien vite en rond. Car une fois que la communauté a été présentée, le développement des personnages s’avère être bien maigre. Et nous allons bien vite comprendre que ce qui intéresse Warwick Thornton ici, c’est le parcours du jeune garçon, et les conséquences sur Sœur Eileen. Les autres personnages ne serviront rapidement que de décors en arrière-plan, ne devenant pas grand-chose d’autre que des simples ombres qui errent dans ce récit.

Mais le reste n’ira pas beaucoup plus loin, venant constamment insister sur les signes divins du jeune homme, et de son obsession par la figure christique. En s’enfonçant dans une boucle narrative bien vaine, il est difficile de ne pas vite décrocher, malgré la beauté de certains plans ! Là encore, nous allons constater que la caméra préfère s’attarder sur des effets appuyés, et une symbolique un peu lourde. Et ce ne sont pas quelques plans contemplatifs, même s’ils sont réussis, qui pourront nous faire revenir dans le film.

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