L’Homme le plus heureux du monde : Sarajevo, de nos jours. Asja, 40 ans, célibataire, s’est inscrite à une journée de speed dating pour faire de nouvelles rencontres. On lui présente Zoran, un banquier de son âge. Mais Zoran ne cherche pas l’amour, il cherche le pardon.

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L’Homme le plus heureux du monde
C’est une réalisation de Teona Strugar Mitevska dont le précédent film Dieu existe, son nom est Petrunya avait été remarqué à la Berlinale 2019. Pour la troisième fois elle collabore avec co-scénariste Elma Tataragić. L’Homme le plus heureux du monde a été sélectionné à la Mostra de Venise 2022. Ce drame bosniaque est sortie le 22 février 2023 en salle.
L’après guerre
L’Homme le plus heureux du monde se déroule des dizaines d’années après la guerre des Balkans est fascinant, car cela offre une opportunité d’explorer les relations humaines dans un contexte post-conflit. Le choix de faire se rencontrer des mondes opposés à travers le speed dating est également une idée intelligente, car elle permet de créer des interactions entre des personnes qui pourraient ne pas se rencontrer autrement. L’homme le plus heureux du monde véhicule un message important sur la chute des barrières entre les personnes, malgré les différences. C’est un thème important à aborder dans une société où la polarisation avait conduit à la guerre.

Une relation symbolique
Le film aborde des thèmes très forts et personnels, en particulier la culpabilité du passé et la rancœur des blessures, émanant de la guerre des Balkans. Le choix de mettre en avant Asja et Zoran est le symbole d’un affrontement passé dont les plaies sont toujours ouvertes. Ce drame montre avec justesse les traumatismes de la guerre, la difficulté de guérir les plaies et les effets à long terme que cet affrontement a eu sur la vie de personnes ordinaires. Les spectateurs peuvent se sentir profondément touchés par l’histoire d’Asja et Zoran et leur lutte pour trouver la paix intérieure.
Jelena Kordić Kuret se distingue par sa discrétion. Cependant, le moment où elle « pète les plombs » est un passage clé, car il montre comment des années de colère et de non-dit peuvent ressortir brutalement. En revanche, Adnan Omerovic est moins dans la dynamique. Son jeu n’est pas toujours adapté à la situation et son personnage paraît comme détaché du reste.

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