Koh-Lanta : Claude , «Je suis triste qu’on remette en cause tout ce que Teheiura a fait pour une histoire de papayes» [INTERVIEW]

Koh-Lanta : Claude , «Je suis triste qu’on remette en cause tout ce que Teheiura a fait pour une histoire de papayes» [INTERVIEW]

10 novembre 2021 7 Par Sandra

Koh-Lanta : Claude s’est exprimé à son tour après Alexandra sur la tricherie de Teheiura .

Koh-Lanta : Claude

Koh-Lanta : Claude , «Je suis triste qu’on remette en cause tout ce que Teheiura a fait pour une histoire de papayes» [INTERVIEW]

Le journal Le Figaro qui était au courant de la tricherie de Teheiura a pu interviewé Claude et obtenir son avis sur la tricherie de Teheiura.

 Comment vivez-vous cette nouvelle aventure?
Claude DARTOIS. –
 C’est une belle aventure. En partant, je savais que c’était la dernière donc j’ai essayé d’en profiter un maximum. Mais comme les trois précédentes aventures, je l’ai vécue pleinement.

En quoi cette édition diffère-t-elle des autres?
L’adversité est beaucoup plus élevée, les conditions de survie et de jeux sont beaucoup plus difficiles. Tout est en version XXL.

Vous semblez moins serein que lors de vos précédentes participations. À quoi est-ce dû?
Cette année, on a énormément pêché, avec Sam notamment, on a passé beaucoup de temps dans l’eau. On faisait 1h30 le matin, 1h30 l’après-midi, voire deux heures parfois et même quand il ne faisait pas beau. C’est un endroit où il y a beaucoup de poissons mais qui sont très difficiles à pêcher car il y a beaucoup de coraux qui nous coupaient les jambes. Il suffit de me regarder, j’ai les épaules et les jambes totalement abîmées. Et c’était très physique car il y avait du courant avec lequel on était toujours en train de lutter. Avec Sam, on était très fatigués, épuisés car la pêche demandait beaucoup d’efforts. Et forcément, ça a joué sur mes nerfs. À tel point que, quand je fermais les yeux, je voyais des poissons défiler, c’était incroyable, une véritable obsession. À mon retour en France, j’en ai parlé à des pêcheurs qui m’ont répondu que quand on fait de la pêche sous-marine, c’est fréquent de rêver des poissons qu’on tire, qu’on loupe. C’est difficile à expliquer. C’est la saison où j’ai passé le plus d’heures dans l’eau et forcément, je l’ai payé physiquement.

Comment avez-vous vécu les nombreuses stratégies?
Je n’étais pas celui qui était le plus dans les stratégies. Néanmoins, je surveillais mes arrières et j’essayais de me tenir informé de ce qu’il se passait mais je n’étais pas là en décision finale. Je passais beaucoup de temps à la pêche de façon à m’écarter des stratégies. Et quand on est dans l’eau, on discute de stratégies avec personne donc au final, avec Sam, on était un peu sur le côté. Pour autant, j’essayais de souder des personnes avec qui j’avais beaucoup d’affinités pour avancer le plus loin. Ce qui a fait que pour le moment, je m’en suis plutôt bien sorti. Après, on est à «Koh-Lanta», on n’est à l’abri de rien.

« Si des personnes n’avaient pas suffisamment de caractère pour sortir “les grosses têtes”, je n’y pouvais rien »

Nombreux sont ceux qui justement pointent du doigt ces affinités…
C’est normal dans un «all stars» qu’il y ait beaucoup de personnes aguerries et qui se connaissent donc c’est compliqué de voir le jeu des uns et des autres. Les gens peuvent tout remettre en cause, c’est le nerf la guerre mais si on les prend tous un par un, ils ont tous des connexions et peut-être certains même plus moi. Me concernant, je ne vais pas aux rassemblements liés à «Koh-Lanta», il y a plein de choses sur Paris où je ne suis pas, je vois quelques-uns des aventuriers mais rapidement. Tous avaient fait une saison avec d’autres, tout le monde a partagé au moins une aventure. Au final, pour moi, tout le monde partait avec le même pied d’égalité. La seule grosse différence était au niveau du caractère et des forces en présence. Si des personnes n’avaient pas suffisamment de caractère pour sortir «les grosses têtes», je n’y pouvais rien. Il y a les meneurs et il y a les suiveurs, ceux qui attendent et qui vont pleurer une fois qu’ils sont éliminés.

Comment avez-vous vécu le départ de Coumba dont vous étiez très proche?
Sur le moment, je n’ai pas compris la subtilité de la réunion des ambassadeurs à savoir qu’il fallait une majorité de trois voix. Et donc j’en ai voulu à Phil car je me suis dit que s’il avait fait front, Coumba n’aurait pas été éliminée. Je savais que Phil n’avait qu’une seule idée en tête, à savoir le tirage de la boule plutôt que de choisir quelqu’un. Je lui avais dit qu’il fallait qu’il trouve les arguments pour pouvoir justement essayer de négocier mais on l’a bien vu, il ne les avait pas. Alors oui, je suis déçu. Coumba était une alliée. Quand elle a dit qu’elle voulait me sortir, il y avait peut-être une part de vérité mais je pense que c’était aussi pour se protéger. J’avais confiance en elle, elle m’a tenu informé de plein de choses et elle m’a aussi dupé sur d’autres choses mais ça faisait partie du jeu. J’étais triste car c’est une amie que j’apprécie, une belle adversaire, une belle aventurière. C’est jamais agréable de voir quelqu’un que t’apprécie partir, allié ou pas.

Vous êtes proche également de Teheiura qui a été exclu de l’aventure pour avoir demandé et obtenu de la nourriture de locaux. Comment l’avez-vous découvert?
On l’a su parce qu’il y a eu des aventuriers qui ont découvert sur le toit de la cabane quelques papayes dans le panier que Teheiura avait tressé. Ils en ont déduit que c’était lui qui les avait posées là. Ça a commencé à jaser sur le camp et les ingénieurs du son ont capté avec leurs perches quelques échanges. La production a donc commencé une enquête. La veille ou l’avant-veille de l’élimination de Teheiura, ils sont venus sur notre île et on a été convoqués, un par un pour savoir qui était au courant.

Que pensez-vous de son geste?
Il a fait un «Koh-Lanta» chez lui, je savais les difficultés auxquelles il devrait faire face. Tous les soirs, il se couchait face à l’île où il a grandi. Demain, si on fait un «Koh-Lanta» où j’ai grandi, forcément, j’aurais des amis, des gens qui me connaissent, c’est compliqué. Tout le monde a le droit de faire des erreurs, il n’a tué personne. Je suis triste qu’on remette en cause tout ce qu’il a fait pour une histoire de papayes, c’est dommage. Surtout qu’il n’allait pas les manger, il voulait les partager.

Le manque de nourriture était-il si difficile?
J’ai pêché plus de 200 poissons mais ça reste du poisson. Sur les motus, il n’y a pas de manioc, de cannes à sucre, pas de fruits, il n’y avait rien mis à part les poissons, des petits ou gros, c’était au petit bonheur la chance sur quoi on allait tomber.

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