Titre : LE PÉRIL JEUNE

Genre : Comédie dramatique

Sortie : Janvier 1995

Avis global : A voir

Le temps passe, mais certains films comme LE PÉRIL JEUNE (1995) reste intemporel.

C’était une des premières réalisations de Cédric Klapisch qui fera quelques années plus tard UN AIR DE FAMILLE (1996), L’AUBERGE ESPAGNOLE (2002) ou encore cette année DEUX MOI (2019). Il a écrit le scénario avec Santiago Amigorena (DEUX MOI), Alexis Galmot et Daniel Thieux.

Dans LE PÉRIL JEUNE, on retrouve une bande d’amis (Vincent Elbaz, Nicolas Koretzky, Julien Lambroschini et Joachim Lombard) qui se réunit pour se rappeler de leurs années lycée.

J’ai beaucoup aimé cette comédie dramatique. Cela m’a fait plaisir de voir Vincent Elbaz et Romain Duris à leurs débuts. C’étaient leur premier film et ils assuraient déjà. Quand on regarde, on comprend tout de suite pourquoi ces deux-là sont sortie du lot. Ils dégagent une énergie prenante. Romain Duris sera le personnage le plus travaillé. On n’explorera pas beaucoup la psychologie de ses petits camarades. Sa complexité est d’ailleurs ce que j’ai apprécié. Il y quand même un attachement qui se crée avec les autres. Et même si les détails ne sont pas aussi fournis, on verra leur vie. Chacun aura sa particularité et sa richesse. Les trois autres acteurs, bien qu’ils n’aient pas fait la même carrière que Vincent Elbaz et Romain Duris, sont très bons. On rigole bien avec cette bande, mais une fois qu’on commence à explorer ce qui se cache derrière, c’est une autre histoire. Romain Duris est le symbole d’une jeunesse perdue et qui ne veut pas rentrer dans le rang. Au départ c’est comme une rigolade, mais les choses se corsent. Cette rupture avec le système va être visualisée de manière globale à travers l’école, l’amour et surtout la drogue qui commençait à l’époque à faire ses ravages. Le tout se déroule fin des années 80, débuts des années 90 dans une France qui n’a plus rien à voir. J’aime toujours cette petite touche de nostalgie comme un temps où l’insouciance était de mise.

LE PÉRIL JEUNE amuse mais faut aussi réfléchir sur un passage crucial de la vie.